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U FONCTION lie LA VESSIE

canule, il ponctionne la paroi par un coup sec, au point marqué par rindex gauche. L'écoulement de Turiae le long de la flamme, montre que Tinstrument est dans la vessie. On prend alors la canule de la main gauche, près de son pa^iU ion, et pendant que le poinçon reste immobile, ou fait filer la canule dans la direction de Taxe de la vessie, jusqu'à ce que son pavillon soit arrêté par la paroi abdominale. On fixe alors la canule par ses ailettes, à l'aide de rubans passés autour du corps. La vessie doit être vidée lentement.

Si le sujet est très-gras, il est plus prudent de faire une petite incision à la paroi abdominale, suivant la ligne médiane antérieure, au point où Ton doit enfoncer le trocart, quoiqu'on s'expose ainsi à des infiltrations urineuses.

A. Richard conseille de substituer séance tenante une sonde de gomme à la canule métallique, parce qu'à ce moment les parois de la plaie et de la vessie, revenant sur ellesmêmes, s'appliquent exactement sur l'instrument. On préfère en général attendre, pour cette substitution, que le trajet organisé mette à l'abri des infiltrations.

On emploie souvent, au lieu du trocart courbe de Frère Côme, un trocart droit. La ponction se fait également à i centimètres au-dessus de la symphyse, mais pour éviter d'atteindre la vessie trop haut, ce qui nécessiterait un mouvement de bascule de la canule, il faut diriger la pointe de l'instrument en bas et en arrière, derrière le pubis.

E. Ponction sous-pubienne. — Indiquée par Voillemier, elle consiste à faire pénétrer un trocart dans la vessie, en passant entre la verge et l'arcade du pubis.

Le patient est couché près du bord droit du lit, le bassin élc V('\ les cuisses légèrement écartées. Un aide tire la verge en ba^, pour allonger le ligament suspenseur. Le chirurgien, placé à droite du malade, marque avec son indicateur droit le point qui correspond au ligament suspenseur de la verge. Il tient de la main gauche un trocart courbe à flamme cannelée et à courbure très-prononcée, et en applique la pointe sur la peau, au-dessus de l'index droit. La concavité de l^instrument étanl dirigée en haut, on l'enfonce de la main gauche en contour- "îint l'arcade pubienne. La sortie de l'urine indique qu'il est

CORPS ÉTKANGKRS DE l'uRÈTHRE Ô3S

dans la vessie. On retire le poinçon en enfonçant la canule un peu plus profondément, et on la fixe par les deux ailettes dont est muni son pavillon.

F. Ponction capillaire. — Pratiquée avec les aiguilles n*** 1 et 2 de l'aspirateur Dieulafoy, la ponction de la vessie s'est jusqu'ici montrée tout à fait innocente. L'instrument armé, on ponctionne sur le trajet de la ligne blanche abdominale à 1 ou 2 centimètres au-dessus du pubis. QuandM'aiguille a pénétré de 1 centimètre dans la paroi, on ouvre le robinet qui la met en communication avec le corps de pompe. On l'enfonce doucement, et bientôt le liquide apparaît. A mesure que la vessie se vide on pousse l'aiguille en avant. Cette ponction peut étr^ renouvelée sans danger.

Arl. 1IL3K3ILI. — Corps élrangeni de Turèthre

Les corps étrangers, arrêtés dans l'urèthre, se sont formés sur place, viennent des reins ou de la vessie, ou bien ont été introduits par le méat et sont apportés du dehors. Ces derniers, en raison de leur variété, nécessitent quelquefois des manœuvres spéciales.

§ I. — Calculs et graviers.

Ils sont retenus dans la partie postérieure de l'urèthre, en arrière du collet du bulbe ou dans la portion antérieure du canal, en avant de l'aponévrose moyenne. Les premiers seuls peuvent être rejfoussés dans la vessie ; pour les autres, toute tentative de ce genre serait inutile.

A. ^ En avant du collet du bulbe.

On commence par explorer le canal pour déterminer le siège, la forme, le volume, la consistance du calcul. La palpation extérieure est combinée avec l'examen par l'intérieur de l'urèthre.

a^ Dilatation. — La dilatation de la partie antérieure de l'urèthre favorise la marche en avant du corps étranger. On l'obtient soit par l'injection d*un liquide, soit par l'injection

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CUnrS KTHAMlEKâ Dl! L'ilHÉTHRE

(l'un gaz, en ayant soin d'oblurer le méat et de comprimer le canal en arrière du calcul. On peut de même boucher le méal au moment des efforts de miction ; le calcul est eniraiué avec le jet du liquide qui s'échappe. Ces manœuvres, combinées avec la propulsion directe par les doigts, ont réussi pour des graviers lisses et petits.

Une flne bougie, introduite dans le canal et laissée à demeure, f;i t disparaître les spasmes.

b. Extraction par les voies naturelles. — 1° Sans broiehknt di' CALCL'L. — Si le corps est près du méat, on l'extrait a^c des pinces ordinaires. Au besoin on s'aide de l'iiicision de rorilice du canal.

Anse mélalliqtte. — Une anse de fil métallique fin et solide, dont les chef^ ont 15 à 20 centimètres ou plus de longueur, est introduite dans une canule de métal de volume convenable, etlorme ainsi une sorte de serre-nœud dont la boucle ne doit pas présenter plus de 1 centimètre de diamètre. Si l'on n'a pas de canule, les chefs sont enroulés l'un sur l'autre, ne laissant que la boucle terminale. Celle-ci es' conduite le long de là paroi de l'urèibre et glissée derrière le calcul que l'on s'efforce de saisir. Dans ce bul, k main gauche fixe le calcul en arrière et l'on plie la verge suivant une brusque courbure pour facditer le pla- FiG. 255. — Curette arii- cément de la boucle. Le calcul saisi, culée de Leroy d'E- on amène le tout au dehors, en proci'- ^'"'''^*' dant avec la plus grande douceur.

Curette de Leroy d'ÉtioUes. — Elle se compose d'une tige droite, aplatie, teriiiinOe par une extrémité mousse, arrondit,

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