CALCULS ET GRAVIERS
mobile, articulée à charnière, et d'une hauteur de 4 à 6 millimètres. A l'aide d'un mandrin fixé à la poignée de la curette, cette pièce mobile peut être à volonté relevée à angle droit sur la tige métallique, ou la prolonger directement. Il existe aussi un modèle courbe de cet instrument.
Fixant le corps étranger avec la main gauche, l'opérateur fait glisser la curette, dont l'extrémité mobile est abaissée, le long de la paroi inférieure du cangrt, jusqu'à ce qu'elle ait dépassé l'obstacle. Il relève alors la pièce mobile et, tirant doucement Tinslrument vers soi, il vient appliquer la curette contre le calcul, qu'il fait marcher vers le méat par des mouvements toujours très-doux.
Pince de Haies it de Hunier. — La pince de Hunier se compose d'une canule métaUique droite, ouverte à ses deux extrémités. Dans cette canule se meut une tige métallique, divisée
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FiG. 256. — Pince de Hunter.
à son extrémité vésicale en deux branches légèrement excavées, qui., poussées hors de la canule, s'écartent par leur élasticité. Quand la tige est rentrée dans la canule et sçs branches rapprochées, elle ferme le tube à peu près complètement. On y a ajouté un stylet qui glisse entre les branches du mandrin ; puis les mors de ces branches ont reçu les for-* mes les plus diverses, mais toujours de façon à pouvoir re:;trer dans la canule. On a*fait des pinces à trois et à quatre branches.
La verge bien tendue et le calcul fixé par un aide, l'opérateur introduit la pince fermée dans l'urèthre, jusqu'à ce qu'elle vienne buter contre le corps étranger. Maintenant le mandrin immobile avec la main gauche, il retire doucement la canule en avant. Les branches de la pince, dégagées, s'ccartent. On pousse alors doucement la tige en arrière, sans déplacer la canule, pour engager les mors de la pince entre
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G38 CORPS ÉTHilNGEAS DE L URETURË
le calcul cl la paroi uréthrale. Le slylet poussé entre les branches indique par son choc que le calcul est saisi.
On reporte la canule sur la tige ou mandrin pour fixer la pince. Un léger mouvement de déplacement de rinstrumeat en totalité fait constater, par la douleur et la résistance éprouvées, si Ton n'a pas saisi la muqueuse uréthrale. Le stylet permet de déplacer le calcul, de le chasser hors des branches, s'il est nécessaire de reprendre la manœuvre. Le calcul bien et seul saisi, on fixe la canule et par elle les branches de la pince et on retire le tout avec la plus grande douceur.
Pince d*Amu88at. — Elle diffère de la précédente en ce que récartement des mors est produit par l'interposition du bouton qui termine le stylet. Ce bouton, ramené en avant, vient tomber dans une cavité creusée à la base des branches, qui se ferment alors par leur propre élasticité.
Pince de Robert et Collin. — Construite sur le modèle de leur pince œsophagienne, elle est à double articulation et présente une branche fixe et une branche mobile. En ouvrant les anneaux, le corps de la pince n'augmente pas de volume, mais un des mors très-petits qui la termine s'écarte de quelques millimètres du mors fixe. Cet' écartement, Topérateur ne doit le produire que lorsque le bec de la pince est parvenu sur le calcul ; celui-ci peut être fixé avec la main gauche, la manœuvre de la pince n'exigeant qu'une seule main.
•Les branches sont écartées avec une grande lenteur, puis glissées entre le calcul et les parois de l'urèthre. On ferme alors l'instrument et on le retire avec douceur.
Tous ces- instruments présentent le même inconvénient. Pour peu que le calcul soit irrégulier et anguleux, ils ne protègent aucunement la muqueuse uréthrale, sauf à leur point d'application. De là des lésions du canal qui ont conduil à broyer le calcul sur place, s'il est volumineux et irrégulier.
2** Avec broiement du calcul, — Brise-pierre à mors femelle mobile (MMon), — C'est la curette articulée de Leroy dont le mandrin a été remplacé par une branche mâle. Le peu de solidité de la pièce mobile ,par suite de son articulation, en fait plutôt un instrument de préhension et d'extraction qu'un véritable lithoclaste. Nous n'avons pas à revenir sur sa ma-
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nœiivre décrilc plus haut. Mais pour éviter ije pincer la imiqueusn quand on pousse la branche mâle contre le calcul, il est indispensable que l'urèthre soit fortement tendu par la main gauche tirant sur la verge, et que l'axe de l'instrument se confonde avec celui du canal.
Brise^ierre urêthral de Civiale. — C'est un brise-pierre à mors pleins, de dimensions asseï faibles pour pouvoir être manœuvré dans l'urèthre avec une seule main. La hauteur des mors nsl de 5 à 6 millimèlres. Le calcul <''lant fixé par un aide, l'opérateur saisi! la verge de la main gauche, la relève et la tend forlemenl. Le brisepierre fermé est tenu de la main droite, le pouce et l'indicateur sur la masse de la branche femelle, les autres n doigts sur la branche mâle. On le conduit jusque sur le calcul, et on l'ouvre en tirant à soi la branche mâle.
Pliant la verge à angle droit, on contourne le calcul avec le bec de la \^
branche femelle. Quand le mors femelle est arrivé derrière le calcul, on redresse la verge et, poussant la branche mâle, on saisit la pierre. Âpres s'être assuré par le libre déplacement de l'instrument que l'on n'a pas pincé la muqueuse, on pratique le broie- t' m«nl. rc. 257. — Briae-pierre
Brise-pierre urêthral de Beliquet. uréihrai de nél*ton. — Il se compose : 1° d'une branche femelle, creuse et cannelée dans toute sa longueur, terminée parun bec recourbé en forme de curette, dont le sommet dépasse peu l'axe de l'instrumenl.
2° D'une branche mâîe, tnhc métallique glissant dans la
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