I. — Division des parties molles jusqu'à Tes
La division des parties molles doit se faire du côté où l'os est le plus superficiel et de façon % ménager les vaisseaux, les
nerfs, les muscles, les tendons, pour conserver au membre le plus grand pouvoir fonctionnel. Les premiers opérateurs se servaient d'incisions multiples formant un H, un Y, un L simple ou double; d'incisions curvilignes délimitant des lambeaux plus ou moins étendus. Chassaignac a montré la possibilité de pratiquer presque toutes les résections à Taide d'incisions rectilignes. Ollier s'est également attaché à employer des incisions droites ou en ligne brisée, aussi simples que possible, pour les résections sous-périoslées.
Ces incisions se font, en général, suivant l'axe du membre, suivant la direction des muscles et des tendons, et n'intéressent )ue la peau, à moins que l'os ne soit immédiatement sous-cuiané,casoù l'incision peut diviser en même temps les téguments ît le périoste. S'il n'en est pas ainsi, on pénètre entre les muscles, les tendons, les faisant écarter avec le plus grand soin, usqu'au périoste, que l'on divise avec le bistouri dans le même 5ens que l'incision cutanée. Le doigt est l'instrument le meileur pour séparer les parties molles, sans crainte de les intéresser. Le membre doit être placé dans la position qui favorise le plus cet écartement.