III. — extirpationdupéroné
La moitié supérieure de l'os sera mise à nu par l'incision que nous venons de décrire, entre le soléaire et les péroniers. Pour enlever la moitié inférieure, on fait une incision qui suit de bas en haut la face superficielle de l'os, puis se prolonge jusqu'au milieu de la jambe entre les péroniers et les extenseurs des orteils. L'os est scié en son milieu, et chacune des moitiés est détachée isolément.
§ XXn. RÉSECTION DU GENOU
Anatomie. — Le genou est de toutes les articulations celle dont les surfaces sont les plus larges, la synoviale la plus étendue, les ligaments les plus nombreux et les plus compliqués dans leur disposition. Les surfaces articulaires sont formées par la rotule, les condyles du fémur et les tubérosités du tibia. La synoviale envoie des prolongements sous le triceps fémoral, vers les jumeaux et le poplité. Les moyens d'union sont: deux ligament latéraux très rapprochés de la face postérieure de l'article, les ligaments croisés, un ligament postérieur sur lequel repose l'artère poplitée, et enfin des lames fibreuses, superposées, formant avec le tendon du triceps la rotule et le ligament rotulien, une large couverture à la face antérieure de l'articulation.
En avant et sur les côtés, les os ne sont recouverts que par la peau et ces lames fibreuses; en arrière, on trouve les tendons, les muscles du creux poplité, l'artère et la veine poplitée, et enfin les deux branches de division du nerf sciatique, dont l'externe se porte obliquement en dehors pour aller contoui'ner le col dupcroné.
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Cotte disposition tles parties molles conduit naturellement à porter (Ml avant et sur les faces latérales de l'article les incisions destinées à mettre les os à découvert.
Division. — La résection du genou est totale ou partielle. Elle porte d'iiabitude principalement sur l'extrémité inférieure du fémur dont on retranche les coudyles, sans jamais remonter jusqu'au canal médullaire. Chez les enfants, si l'on ne veut s'exposer à un raccourcissement considérable du membre, il ne faut pas dépasser le cartilage épiphysaire.
Du côté du tibia, on se borne le plus souvent à enlever une mince couche des tubérosités. Nous avons signalé les dangers que ferait courir au nerf sciatique poplité externe l'ablation (Je la tète et du col du péroné. Il faut donc, autant que possible, que la section reste au-dessus de cet os. La rotule doit être enlevée, en ménageant les parties qui l'en veloppent. Sa conservation est sans avantages, et expose à la rétention du pus. L'ablation de sa face articulaire, adoptée par Sédillot, est aujourd'hui repoussée par presque tous les chirurgiens.