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XXYI. — TRÉPANATION DU SINUS MAXILLAIRE

Elle se fait soit avec un trépan perforatif, en utilisant les alvéoles des. dernières dents molaires supérieures, dont la maladie entraîne d'habitude la chute naturelle, ou que l'on extrait dans ce but, soit avec une petite couronne appliquée sur la paroi antérieure du maxillaire supérieur au-dessous du trou sous-orbitaire.

Pour éviter une cicatrice difforme, on relève et on décolle de bas en haut la lèvre supérieure, en incisant le repli labio- gingival. Avec la rugine on poursuit la dénudation de l'os à la hauteur convenable, en laissant le périoste adhérent au lambeau-musculo-cutané, puis on applique la tréphine munie d'une petite couronne, d'après les règles indiquées pour la trépanation du crâne.

La trépanation des os plats: sternum, omoplate, côtes, se fait d'après les mêmes règles.

i^ XXVII. — tRÉt-ANATldN DE L^APOPHtSE MASTOÏDE

Les parties molles sont divisées par une incision simple

OU cruciale, à 1 centimètre environ en arrière du pavillon do l'oreille, et les lambeaux relevés en y comprenant le pi'rioste. Si l'os est déyX ramolli et friable, on peut l'entamer avec un fort bistouri ou la goug^e à main. Dans le cas contraire (Duplay), on se sert d'un perforatif ou d'un petit trépan que l'on applique à la hauteur du bord supérieur du méat auditif, et que l'on enfonce doucement, dans une direction hori/.ontaleet légèrement en avant. Il est quelquefois nécessaire de traverser une couche assez épaisse de tissus. Lorsque l'on est arrivé dans lefoyer, on enlève lesdilTérentes cloisons avec une pince un peu forte ou une cuiller tranchante, afin de faciliter l'écoulement du pus. La plus grande prudence est nécessaire pour ne pas ouvrir le crâne, les sinus veineux ou le golfe de la jugulaire interne.

GHAPITUE IV

A. — Section et résection

Ces opérations sont pratiquées soit sur des nerfs exclusivement sensitifs, soit sur des nerfs mixtes, à la fois sensitifs et moteurs. La section comme la résection des nerfs mixtes est tout à fait exceptionnelle. Parmi les nerfs exclusivement sensitifs, les branches de la cinquième paire crânienne ont été le siège le plus fréquent de l'intervention opératoire.

La section des nerfs se fait par la méthode sous-cutanée ou à ciel ouvert. Pour enlever une partie du tronc nerveux, il est indispensable de le mettre à découvert dans une certaine longueur. La résection doit être préférée à la simpk; division du nerf. Cette dernière, en eflet, est ra[)idement suivie du retour de la conductibilité nerveuse. La résection elle-même ne met pas toujours à l'abri de la régénération du nerf, quand la partie enlevée ne dépasse pas 3 à 4 centimètres de longueur. Aussi Malgaigne a-t-il con-

seillé de replier sur lui-même chacun des bouts du nerf divisé, pour mettre obstacle à la réparation.

Pratiquée par la méthode à ciel ouvert, l'opération comprend : 1° la mise à nu du tronc nerveux, et 2° la section ou la résection du nerf. La section se pratique avec des ciseaux, le nerf ayant été isolé, et chargé sur une sonde de Gooper ou une sonde cannelée. Lorsqu'on doit enlever une certaine étendue du nerf, on commence par le diviser du côté de sa racine, pour détruire toute sensibilité; puis, soulevant le bout périphérique avec des pinces, on le coupe ou on l'arrache.

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