D. — DILATATION TEMPORAIRE DU CANAL NASAL
Elle se pratique rarement avec la corde à boyau ou les bougies de laminaria, presque toujours avec les cathéters métalliques cylindriques de Boivman ou coniques de Weber.
Les cathéters de i?o?(;maw sont droits, cylindriques, formant une série de six grosseurs ou numéros, dont lediamètre varie de 1/6 de millimètre à 1 millimètre environ. Leur introduction doit être précédée de la division des conduits lacrymaux.
1° Conduit supérieur. — Malade assis, la tête fixée. L'opérateur se tient en avant pour le côté gauche, en arrière pour le droit. Soulevant légèrement la paupière supérieure pour ouvrir la gouttière, il y engage doucement l'extrémité du cathéter, et la fait glisser de haut en bas et de dehors en dedans dans le sac lacrymal jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée par la paroi interne. Il relève alors la tige du cathéter vers le front, jusqu'à ce que son papillon corresponde au bord interne de l'arcade orbitaire et à la tête du sourcil. Une légère pression de haut en bas fait pénétrer la sonde dans le canal nasal. On l'y enfonce et son bout inférieur arrive dans la fosse nasale. Jamais il ne faut mettre de force dans cette manœuvre, pour ne pas déchirer la muqueuse du sacouper-forer l'unguis. L'obliquité de la sonde indique si elle a pris une bonne direction.
2° Conduit inférieur. — Même position du malade et de l'opérateur, La paupière inférieure légèrement attirée en bas et en dehors, la sonde introduite dans la gouttière et tenue comme une plume à écrire est doucement poussée en