DILATATION TEMPORAIRE DU CANAL NASAL
dedans. Son bec est-il arrêté par un repli miiqueux, on le reconnaît à ce que la sonde entraine toute la paupière avec elle. On recommence la manœuvre jusqu'à ce que le bec du cathéter soit en contact avec la paroi interne du sac lacrymal. Alors, tout en maintenant ce contact, on ramène le pavillon en haut, en dedans et en arrière, jusqu'à ce que la tige soit dans la direction du sillon naso-labial, ou mieux dans la direction d'une ligne qui, passant par le milieu du ligament palpébral interne et par l'intervalle de la canine et de la deuxième incisive supérieure, irait couper l'arcade sourcilière vers la tête du sourcil. On le fait alors pénétrer dans le canal par un léger mouvement de propulsion de haut en bas, et on le conduit jusque dans la fosse nasale.
Pour faire pénétrer dans le canal nasal son cathéter biconique dont le calibre est beaucoup plus considérable, Weher ajoute à la division du conduit lacrymal, la section sous-
FiG. 198. — Sonde biconique do W'eber.
cutanée du ligament palpébral interne. Après avoir divisé le conduit lacrymal supérieur, on fait glisser le bouton du couteau de Weber le long de la paroi postérieure du sac lacrymal, dans la direction du canal nasal, et on l'engage dans les deux tiers de sa longueur, le tranchant tourné en avant. En inclinant fortement en arrière le manche de l'instrument; puis,lefiiisant basculer en avant, on coupe le ligament palpébral tendu, par la traction, vers la tempe, de la commissure externe des paui)ières.
Le cathétérisme avec la sonde conique s'exécute d'après les règles indiquées plus haut.
Aux cathéters pleins on peut substituer des sondes creuses qui permettent de réunir à l'action de la dilatation temporaire celle des injections médicamenteuses.