IV. — COIU'S ICTK A.NdKUS IiANS l/ iK S O 1' H A (• li
Quand un corps étranger s'est arrêté dans le pharynx ou l'n'sophage, il faut ou le pousser dans l'estomac, ouïe retirer par la bouche, ou enfin l'extraire par l'œsophagotomic externe, si les autres tentatives ont échoué.
a) Propulsion. — On essaie d'abord de faire progresser le corps étranger de haut en bas, par la déglutition de Ji(|uides : d'un corps mou et glissant (mie <le pain, flguo ri*
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tournée, etc.). Dupioytren, dans un cas où une pomme de terre s'était arrêtée dans l'œsophage, l'écrasa avec les doigts au travers des parties molles du cou.
Si le corps étranger est lisse et ne présente pas d'aspérités susceptibles de déchirer la muqueuse œsophagienne, on le poussera vers l'estomac, avec la tige d'un poireau (A. Paré), avec une petite éponge fixée à l'extrémité d'une tige de baleine, en ayant soin d'agir toujours avec la plus grande douceur, et de l'accompagner dans sa descente pour éviter un nouvel arrêt.
b) Extraction par la bouche. — Elle s'applique aux corps étrangers durs, irréguliers, à arêtes vives, et à tous ceux qui n'ont pas franchi l'anneau cricoïdien.
Les doigts pour le pharynx, les pinces courbes de Gloquet sont d'un emploi commode. Si le corps étranger est plus en-
FiG. 244. — Pince de Robert et CoLliN.
foncé, on se servira de la pince de Gollin à double articulation, dont un seul des mors est mobile ; ou de la pince de Mathieu, composée d'une série de pièces croisées et articu lées, terminée par des mors fenêtres. Mais il est toujours difficile de saisir le corps dans un point convenable et de le retirer sans déchirer les parois du canal.
Tous les instruments destinés àpasser au-dessous du corps à extraire pour le ramener de bas en haut offrent cet inconvénient que l'application exacte de l'œsophage sur le corps étranger rend leur passage souvent impossible. Dans cette catégorie rentrent les anses de cordes et les anses métalliques contenues dans une canule, les crochets simples ou doublesj lesécouviilonsen linge, l'éponge préparée fixée à l'extrémité
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tVuno tige de baleine et qu'on laisse goiillcr par les niucf»sitcs avant de la retirer.
Bcniquê t'ait g'ii.sser au-dessous de l'obstacle un petit sac de baudruelie fixé à l'extrémité d'une sonde de gomme, l'in sufile, ferme la sonde, et ramène le tout de bas en haut. Fontan dilate la petite poche avec un liquide pour qu'elle olTre plus de résistance.
Dans le même ordre d'idées sont construits le panier do de Graeflc et l'extracteur de Baudens, qui, introduit ferm(\, s'ouvre en forme de parapluie au-dessous du corps étranger pour le ramener au dehors.
Collai a imaginé un crochet très ingénieux, qui se ferme de lui-même et ne peut blesser la muqueuse, s'il a passé au-dessus du corps étranger.
cj Œsophagotomje externe. — Si es tentatives faites pour extraire le corps étranger par les voies naturelles échouent, on a recours à l'o^sophagotomie externe.