‹ Précis d'opérations de chirurgieChapitre 210 sur 242 · II. CaTHKTKRISME AVKC les sondes a petite or KRISC-K · texte numérisé non relu

II. CaTHKTKRISME AVKC les sondes a petite or KRISC-K

coiRRURE. — Le type de ces instruments est la sonde de Mercier, composée de deuxparties formant àleur point d'union un angle un peu supérieur à l'angle droit. Le bec de la sonde est à IS millimètres au-dessus de la portion droite ou corps de l'instrument. Il résulte de cette forme, que le bec et le talon de la courbure doivent écarter les parois du canal, le bec pressant sur la paroi supérieure, le talon sur la paroi inférieure, et cela d'autant plus, que l'axe de la portion droite de la sonde se trouve plus exactement dans l'axe du conduit. Il faut donc, pour faire progresser la sonde, que l'axe de sa portion droite soit oblique par rapport à l'axe de l'urètre, ce qui place la courte portion de l'instrument dans l'axe de la portion du canal qu'elle occupe. L'opération comprend trois temps :

1" Du méat au collet du bulbe. — La veige tenue de la main gauche, la sonde de la main droite, l'opérateur introduit son bec dans le canal, et pouille l'urètre sur la sonde

roo

CATHETERISMK DE L'URETRE

18 M'id

jusqu'à ce que le bec soit parvenu près du collet du bulbe. Il ramène alors l'instrument dans le plan médian du corps, la concavité de la sonde en haut et en avant.

2° Du bulbe cl la vessie. — Un léger mouvement d'abaissement du pavillon porte le talon de la sonde contre la paroi

, inférieure du cul- de-sac du bulbe, pendant que le bec relevé et appliqué sur la paroi supérieure du canal, se dirige naturellement vers l'ouverture de la portion membraneuse. Mais pour traverser cette région, ainsi que la portion prostatique, il ne faut pas que cet abaissement du pavillon soit assez considérable pour placer la portion droite de l'instrument dans l'axe de la courbure de l'urètre. On s'exposerait ainsi à ne pouvoir avancer par suite des frottements du bec et du talon contre les parois uré- Irales. La portion droite de la sonde doit toujours rester oblique par rapport à l'axe de la région du canal, dans laquelle la courte portion de l'instrument est en train de cheminer. Arrivé au col de la vessie, le bec de la sonde est relevé par un nouveau mouvement d'abaissement du pavillon entre les cuisses du malade. Naturellement il s'engage dans l'ouverture du col et pénètre dans la vessie. Gomme l'œil de la soude est placé près du bec et dans sa concavité, il peut arriver, pour peu que l'abaissement du pavillon soit considérable en raison du développement de la lèvre inférieure du col vésical, que l'urine ne s'écoule pas. Il suffit alors de relever le pavillon, tout en poussant légèrement la soude dans la vessie pour voir le liquide s'échapper.

En somme, la mameuvre pour traverser la portion curvi-

KiLt i59. — Sonde de Mekciek.

INSTUL'MKNTS RlGlbE>

ligne (le l'urotre consiste dans nu mou\ein('nl lent de pro- [)ulsion, combiné av(ic un abaissement progressif du pavillon de l'inslrument. Les obstacles normaux n'ont, on le voit, (jue peu d'iuliueiice sur la progression de la sonde. Mais la brièveté de sa courbure, cause de gêne dans son introduction, la rend justement précieuse pour rexploralion du canal. La direclion qu'il faut imprimer au bec, accusée immédiatement |i;ir l'inclinaison de la plaque ou des anneaux du pavillon, rend compte des déviations laU'rales (le l'urètre.

3" Pour relirer la soude on suit, mais eu ^cns inverse, la mameuvre d('crite pour son introduction.

IIL CATHÉTKRlSiME RECTILIGNK. — Malgré

l'impossibilité de donner à l'urètre une direction absolument rectiligne, il est depuis longtemps démontré qu'on peut iuti'oduire dans la vessie lin instrument droit et rigide. Telle est la sonde droite d'Amussat. Pendant toute l'opération, l'axe de la sonde doi- être parallèle à l'axe de la portion du canal où se trouve à ce moment le bec de l'instrument.

Le chirurgien, placé à droite du lit, saisit la verge de la main gauche et la relève très légèlement vers le ventre. La sonde tenue delà main droite est introduite dans le canal et |)()uss('e directement en arrière jusqu'à ce que son bec soit arrivé dans leeul-de-sac du bulbe, ce qu'indique la résistance éprouvée. On retire alors l'instrumenl vers soi de 1 centimètre environ, puis par un mouvement combiné de propulsion et d'abaissement du pavillon, le bec de la sondt' longeant la paroi supérieure du canal l'raucliit le collet du bulbe, et pénètre dans la l'égiou membraneuse. Pour traverseï courbe du canal, sans que le bec de la sonde vienne buter contre la i)aioi intérieure, on abaisse l'orienu'ut le [)avillon

Sonde droiti-

d'AMfSSAT.

la partie

CATHÉTÈRISME DE L'URÈTrE

entre les cuisses du malade, faisant coïncider l'axe de l'urètre et l'axe de l'instrument, en même temps qu'on pousse doucement ce dernier vers la vessie. Pour franchir le col vésical, un dernier mouvement d'abaissement du pavillon est nécessaire. Le bec de la sonde, relevé, tra- A^erse le col et arrive dans le réservoir urinaire.

La manœuvre est bien plus aisée quand le patient est debout. S'il est couché, il faut nécessairement élever le bassin au-dessus du plan du lit à l'aide d'un fort coussin, pour rendre possible l'abaissement du pavillon de la sonde.

Quand le ligament suspenseur de la verge, très court, s'oppose à l'abaissement du pavillon, il faut cheminer avec une grande lenteur et en combinant les mouvements de propulsion et d'abaissement. On retire la sonde en i devant peu à peu le pavillon vers le ventre.

B. — AVEC lES INSTRUMENTS FI.EXIBI ES

Ils comprennent : les sondes ou bougies dites en gomme élastique, les sondes de gutta-percha, les bougies de cire, de corde à boyau, etc.

Gomme les précédents, ces ir.strumenis sont pleins ou creux ; ils doivent présenter une surface parfaitement lisse et une flexibilité suffisante réunie à une grande solidité.

Lorsque l'on se sert d'un man drin pour l'introduction d'une sonde flexible, la manœuvre devient la même que pour les instruments rigides. Ce mandrin métallique doit donc présenter

FiG. 26i. — Mandrin

VOILLEMIEU.

INSTRUMENTS PLKXIBLES

une résistance suffisante pour conserver sa courbure ; su

longneur doit étro^ toile ([u'il occupe tonte l'étendue de la

sonde. Pour éviter la mobilité qui

résulte du petit volume du maii

drin, mobilité qui expose à voir

si)n bec taire saillie au travers des

yeux de la sonde, Voillemier a

fait donner à cette tige une forme

conique à son extrémité manuelle.

Elle s'emboite ainsi très exacte

ment dans le pavillon de la soude

La manoeuvre des bougies ou des

sondes lloxibles,dépourves de man

flrin, est la même, que ces instru

mei.ts soient pleins ou creusés

d'un canal.

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