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Mécanique

En général, on étudie la dilatation lente ou graduée et la dilatation brusque.

a) Dilatation (.radiée. Ello est dite temporaire ou pei'inanente, suivant que les instruments introduits dans le rétrécissement y sont laissés à demeure, ou, au contraire, n'y restent qu'un temps fort court. Règle générale, les bougies ne doivent jamais être poussées jusque dans la vessie, pour éviter d'irriter inutilement le col vésical.

■j.. Dilatation graduée permanente. — Lorsqu'à force de patience on est parvenu à franchir un rétrécissement avec une fine bougie, il serait souvent imprudent de la retirer, car une tentative nouvelle peut fort bien ne pas réussir.

Cette bougie est laissée à demeure. Jusqu'à ce que par son action, la coarctation se soit assez élargie pour lui laisser toute liberté. Souvent j, . .,„ cet effet se produit en sept à huit heures, Bougie expioquelquefois un peu plus lentement. L'instru- «trice. ment se laisse alors retirer avec la plus grande facilité. Une bougie plus volumineuse le remplace immé diatement, et reste à demeure pendant le môme temps. Elle est remplacée à son tour par une bougie do plus gros calibre, et l'on continue ainsi jusqu'à ce que la dilatation soit jugéq gijffisante.

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710 RETRECISSEMENTS DE L'URÈTRE

les bougies de gomme élastique, et s'achève par le passage des cathéters de Béuiqué.

Nous avons indiqué plus haut la graduation des bougies par tiers de millimètre, et la graduation des cathéters en étain par sixième de millimètre ; nous avons également décrit le manuel du cathctérisme avec ces instruments. Les bougies de gomme conviennent au début de la dilatation, les bougies coniques étant remplacées, autant que possible, par des bougies à extrémité ovalaire, moins dangereuses pour le canal. Lorsqu'une bougie franchit le rétrécissement sans être trop serrée, on la retire aussitôt et on la remplace par un instrument du numéro supérieur, On passe ainsi dans la même séance, deux, trois ou quatre bougies, les premières ne restant qu'un instant dans le canal. La dernière bougie introduite est d'habitude très fortement serrée. Quelques chirurgiens, et nous sommes du nombre, la retirent immédiatement comme les premières, d'autres la laissent en place de cinq à dix minutes. Pour la durée de ce séjour, on se guide sur la susceptibilité du canal.

Le lendemain on recommence, mais en prenant pour la première introduction une bougie d'un numéro plus élevé que la veille. Si le rétrécissement est latéral, on donne à l'extrémité de la bougie une forme appropriée. Quand l'urètre devient irritable, quand il se produit des accès fébriles et un écoulement abondant demuco-pus, on interrompt le traitement pendant quelques jours, ou l'on éloigne les séances.

Parvenu auxn°^ 15 à 18 de la filière Gharrière, les bougies de gomme sont rem placées par les cathéters en étain de Béniqué.

L'unité de graduation de ces instruments étant 1/6 de millimètre, on peut en passer quatre à cinq dans une même séance. A mesure que le canal reprend ses dimensions on se sert de cathéters plus volumineux, et l'on monte ainsi jusqu'au n° 50 qui présente un peu plus de 8 millimètres de diamètre. Le malade doit continuer de passer une sonde de gros calibre dans son canal, au moins tous les huit à dix jours, pour maintenir le résultat obtenu.

bj Dilatation brusque, FORCîîii:,P;vuLSioi^.—-#«3/orposç

DILATATION — DIVULSIÔN ^li

en principe qu'il faut se servir d'instruments d'autant plus volumineuxque le rétrécissement est plus étroit et plus résistant, lia fait construire six cathéters métalliques à extrémité conique, dont le plus petit a 4 millimètres, le plus gros 9 millimètres de diamètre. Sa méthode de traitement repose sur cette donnée fausse, qu'en écartant les parois urétrales audevant d'un rétrécissement, on élargit l'entrée de celui-ci, de façon à permettre au cathéter d'y pénétrer. Au contraire, on refoule le rétrécissement tout entier, et si l'on ne déchire pas l'urètre circulairement, l'instrument se crée une voie nouvelle à côté de la coarctation. La manœuvre très simple

FiG. 26?. — Divulseur de Voilllmier.

consiste à fixer solidement la verge et le rétrécissement de la main gauche, pendant que la main droite pousse le cathéter avec force dans la direction normale du canal.

A ce procédé, on a tenté de substituer la dilatation brusque ou divulsion, dans laquelle un instrument de petit calibre introduit dans la coarctation s'ouvre par un mécanisme approprié et écarte les parois du rétrécissement . Mais toujours, dans ce procédé, qu'on ait recours aux dilatateurs de Rigaud ou de Perrève, qu'on se serve des divulseurs de Holt, de Thompson ou de Voillemier, qu'on opère rapidement ou avec lenteur, les parois du rétrécissement sont en réalité déchirées. Cependant l'instrument de Voillemier offre un progrès réel. Il est muni u'.me bougie conductrice, la dilatation par

712 RÉTRÉCISSEMENTS DE L'URÈÏ^RË

la forme donnée au mandrin s'exécute sur toute la surface de la coarctation. De plus, une tige métallique de 30 centimètres, vissée sur les branches du divulseur réunies après le retrait du mandrin, permet de conduire une sonde jusque dans la vessie.

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