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II. — CAUTÉRISATION DU K È T R É C I SS E M E N T

Elle peut se faire, soit avec les ©austiquas potentiels, soit avec le pôle négatif d'une pile à couran-t constant, méthode électrolytique.

a) Cautérisation potentielle. — Elle se pratique avec le nitrate d'argent fondu, seul caustique employé aujourd'hui, en raison de son action peu profonde.

y.. H avant en arrière. — On se sert des porte-caustique de Leroy d'Étiolles ou de Voillemier. Ce dernier se compose d'une canule d'argent de 7 millimètres de diamètre, dans laquelle passe un stylet d'argent, flexible, terminé par une olive rugueuse. La canule est conduite jusqu'à la coarctation; le stylet, dont l'olive a été plongée dans le nitrate d'argent fondu, est alors porté par la canule jusque sur la partie antérieure du rétrécissement avec laquelle il ne doit pas rester en contact plus de quinze à vingt secondes. Au bout de deux à trois jours, on cherche à introduire une bougie, et si l'on réussit, on continue la dilatation.

ift. Latéralement. — Les porte -caustique en usage sont ceux deDucamp, deLallemand etdeSégalas. Ils se composent essentiellement d'une canule métallique, droite ou légèrement recourbée à son extrémité vésicale, dans laquelle se meut un stylet ou mandrin, terminé par une petite cuvette où l'on coule le nitrate d'argent fondu. Ce mandrin se meut d'avant en arrière ou inversement, et peut tourner sur lui-même. La canule externe renflée à son extrémité s'arrête en avant du rétrécissement. En poussant le mandrin on introduit la cuvette dans la coarctation. Enfin un mouvement de rotation imprimé au mandrin met le caustique en contact avec toute la surface de la partie rétrécie. On ramène la cuvette dans la canule et on retire l'instrument. On peut ainsi cautériser

INCISION DU RKTUi:(;iS,SlvMl';\f 7i;^

ri lie partie on la totalit/' de la .surface du ]'étréci.sseinent, et [iroloiiger l'action locale du caustique pendant U\ temps jng'é convenable.

/j) Cautérisation électroly tique. — Cette nn'tliode, due à Tr/p/'cr et Mutiez., consiste à attaquer le l'éti'c'cissement avec un mandi'in nn'tallique, eonimuniquant avec le pôle négatird'une [»ile à forte tension et d'une faible intensité.

L'électrode positif de la pile, formé d'un disque de charbon recouvert de peau, est humecté avec de l'eau salée et ai)[)liqué sur une des cuisses du malade, mouillée avec le même liquide pour favoriser le passage du courant. Le disque doit présenter une certaine largeur et s'appliquer très exactement, pour éviter la formation d'escarres.

Les mandrins destinés à la cautérisation sont terminés par une extr('niité ovalaire et de volume convenable. Ils sont engainés dans une sonde de gomme qui ne laisse à nu que l'olive terminale. L'opérateur prend la verge de la main gauche et l'attire légèrement en avant; de la main droite il tient la sonde et la pousse dans le canal jusqu'à ce que l'olive soit en contact avec la partie antérieure du rétrécissement, contre lequel elle doit être assez fortement appliquée. L'élecli'ode négatif est alors relié au mandrin métallique dont l'extrémité est creusée pour le recevoir, et la déviation de l'aiguille du galvanomètre indique le passage du courant.

Pour tâter la susce[)tibilité du canal, on commence par n'employer que six éléments. On peut progressivement en porter le nombre jusqu'à douze et même davantage si la douleur est supportable. A mesure que l'olive du mandrin s'ciigagc dans le rétrécissement sous la pression de la main, on pousse en avant la gaine qui envelopi)e le mandrin. Chaque séance ne doit pas être prolongée plus de dix nnnutes. On fait une séance tous les quatie, six ou huit jours, suivant l'intensité de la réaction, et l'on continue jusqu'à ce qu'ulie bougie du n" 18 pénètre làcilement dans la vessie.

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