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CALCULS ET GRAVIERS

une bi'iisqiie coudure pour faciliter le placement de la boucle. Le calcul saisi, on amène le tout au dehors, en procédant a^sec la plus grande douceur.

Curette de Leroy d'Étiolles. — Elle se compose d'une tige droite, aplatie, terminée par une extrémité mousse, arrondie, mobile, articulée à charnière, et d'une hauteur de 4 à 6 millimètres. A l'aide d'un mandrin fixé à la poignée de la curette, cette pièce mobile peut être à volonté relevée à angle droit sur la tige métallique, ou la prolonger directement. Il existe aussi un modèle courbe de cet instrument.

Fixant le corps étranger avec la main gauche, l'opérateur fait glisser la curette, dont l'extrémité mobile est abaissée, le long de la paroi inférieure du canal, jusqu'à ce qu'elle ait dépassé l'obstacle. Il relève alors la pièce mobile et, tirant doucement l'instrument vers soi, il vient appliquer la curette contre le calcul, qu'il fait marcher vers le méat par des mouvements toujours très doux.

Pince de Haies et de limiter. — La [lince de Hunter se compose d'une canule métallique droite, ouverte à ses deux

et-

FiG. 277. — Pince de Hunter.

extrémités. Dans cette canule se meut une tige métallique, divisée à son extrémité vésicale en deux branches légèrement excavées, qui, poussées hors de la canule, s'écartent par leur élasticité. Quand la tige est rentrée dans la canule et ses branches rapprochées, elle ferme le tube à peu près complètement. On y a ajouté un stylet qui glisse entre les branches du mandrin, puis les mors de ces branches ont reçu les formes les plus diverses, mais toujours de façon à pouvoir rentrer dans la canule. On a fait aussi des pinces à trois et à quatre branches.

La verge bien tendue et le calcul fixé par un aide, l'opérateur introduit la pince fermée dans l'urètre, jusqu'à ce au'elle vienne buter centre ^e çpjpps étranger. Maintenant 1§

mandrin immobile avec la main gauche, il retire doucement la canule en avant. Les branches de la pince, dégagées, s'écartent. On pousse alors doucement la tige en arrière, sans déplacer la canule, pour engager les mors de la pince entre le calcul et la paroi urétrale. Le stylet poussé entre les branches indique par son choc que le calcul est saisi.

On reporte la canule sur la tige ou mandrin pour fixer la pince. Un léger mouvement de déplacement de l'instrument en totalité fait constater, par la douleur et la résistance éprouvées, si l'on n'a pas saisi la muqueuse urétrale. Le stylet permet de déplacer le calcul, de le chasser hors des branches, s'il est nécessaire de reprendre la manoeuvre. Le calcul bien et seul saisi, on fixe la canule et par elle les branches de la pince et on retire le tout avec la plus grande douceur.

Pince d'Amussat. — Elle diffère de la précédente en ce que l'écartement des mors est produit par l'interposition du bouton qui termine le stylet. Ce bouton, ramené en avant, vient tomber dans une cavité creusée à la base des branches, qui se ferment alors par leur propre élasticité.

Pince de Robert et Collin. — Construite sur le modèle de leur pince œsophagienne, elle est à double articulation et présente une branche fixe et une branche mobile. En ouvrant les anneaux, le corps de la pince n'augmente pas de volume, mais un des mors très petits qui la termine s'écarte de quelques millimètres du mors fixe. Cet écartement, l'opérateur ne doit le produire que lorsque le bec de la pince est parvenu sur lecalcul; celui-ci peut être fixé aveclamain gauche, la manœuvre de la pince n'exigeant qu'une seule main.

Les branches sont écartées avec une grande lenteur, puis glissées entre le calcul et les parois de l'urètre. On ferme alors l'instrument et on le retire avec douceur.

Tous ces instruments présentent le même inconvénient. Pour peu que le calcul soit irrégalier et anguleux, ils ne protègent aucunement la muqueuse urétrale, sauf à leur point d'application. De là des lésions du canal qui ont conduit à broyer le calcul sur place, s'il est volumineux et irrégulier. .

CALCULS Kl' GH.WIIOUS

u. \Tirir. L

2'^ Avec broiement du calcul. — Brise-jnerre à nior.s femelle mobile (Nélaton), — C'est la curette articulée de Leroy dont le mandrin a été remplacé par ^ .., une branche mâle. Le peu de solidité de; la pièce mobile, par suite de son articulation, en fait plutôt un instrument de préhension et d'extraction qu'un véritable litiioclaste. Nous n'avons pas à revenir sur sa manœuvre décrite plus haut. Mais pour éviter de pincer la muqueuse quand on pousse la branche mâle contre le calcul, il est indispensable que l'urètre soit fortement tendu par la main gauche tirant sur la verge, et que l'axe de l'instrument se confonde avec celui du canal.

Brise-pierre urétral de Civiale. — C'est un brise-pierre à mors pleins, de dimensions assez faibles pour pouvoir

être manœuvré dans l'urètre avec une

seule main. La liauteur des mors est de

5 à G millimètres. Le calcul étant tlxé

par un aide, l'opérateur saisit la verge

de la main gauche, la relève et la tend

fortement. Le brise-pierre fermé est tenu

de la main droite, le pouce et l'indicateur sur la masse de la branche femelle,

les autres doigts sur la branche mâle. On

le conduit jusque sur le calcul, et on

l'ouvre en tirant à soi la branche mâle. Pliant la verge à angle droit, on con -

tourne le calcul avec le bec de la branche

femelle. Quand le mors femelle est

arrivé derrière le calcul, on redresse la verge et, poussant

la branche mâle, on saisit la pierre. Après s'être assuré par

le libre déplacement de l'instrument que l'on n'a pas pincé

la muqueuse, on pratique le broiement.

Brise-pierre urétral de Reliquet. — Il se compose :

FiG. 2TS.

Brise -pierre urétral

de NÉLATON.

1"» d'une branche femelle, creuse et cannelée dans toute sa longueur, terminée par un bec recourbé en forme de curette, dont le sommet dépasse peu l'axe de l'instrument.

2° D'une branche mâle, tube métallique glissant dans la branche femelle, terminé par un orifice circulaire denté, et porteur d'une saillie mousse qui sort par la fente dont est pourvue la branche femelle et écarte les parois du canal. Cette branche présente à son extrémité manuelle une virole munie d'un volant qui sert à faire marcher la canule.

3° D'un perforateur, occupant la cavité de la branche mâle et terminé d'une part par une pointe à quatre pans, de l'autre par un bouton.

Le calcul, saisi entre la curette et les dents de la branche mâle, est attaqué par le perforateur dans l'axe de compression.

Un aide fixe le calcul. L'opérateur prend la verge de la main gauche, la relève et la tend fortement. De la main droite, il tient le brise-pierre:

le pouce et l'index sur la masse de la branche femelle, le médius et l'annulaire sur la virole de la branche mâle, le petit doigt sur le bouton du perforateur. Il introduit l'instrument dans l'urètre, l'extrémité dentée de la branche mâle étant cachée dans la branche femelle, la pointe aiguë du perforateur cachée dans la branche mâle. L'instrument est ouvert.

Le calcul reconnu par le contact, on applique la convexité de la curette contre la paroi supérieure du canal pour la rçfçu'erj ou flqcbit fortçw^nt 1^ yer^Cj oii fait si^ivrç aubeq

PEBûr.

FiO. 279. — Brise -pierre uréual de Reuquet.

CALCULS RT GRAVIKRS

la surface do la pierre, pour le faire passer au delà du corps L'tran^er, et l'on termine par le mouvement de curette, en relevant en môme temps la vergo otrinstrumcnt.On ramène ainsi le brise -pierre dans l'axe du canal, et la concavité de la curette se trouve dirigée en haut. On fixe alors le calcul, on poussant sur lui la branche mâle; on s'assure que la

Fie. 2S0. — Manœuvre du brise-pierre urétral de de RiiLiQUiiT.

3, constatation du caloul; 2, verge iniléchie pour passer la curette «Icrrièrc le calcul ; 1, cnlcul saisi.

ni'Kiueuse n'a pas été saisie par un niouvenient de retrait imprimé à l'instrument et on pratique le broiement en faisant agir successivement la pointe du perforateur et les dents de la branche mâle. Le calcul est brové sur place et sans difficulté.

L'opérateur ouvre alors riiistrumeiit, vide la curette en la renversant en bas avec la verge, puis la retire doucement. On peut aussi, après avoir retiré le perforateur, faire par le canal do la branche mâle une injection à grande eau, qui détache les débris du calcul, d'ordinaire entraînés dans la première mixtion.

Les mancéuvres que nous venons de décrire s'applitjuent pux calculs arrêtés dans la poi'tion spongieuse de l'urètre. Quand un calcul est engagé dans le bulbe, son volume s'op- |jQse Uslijtupli.^meut ^ oo cjii'jl puiss^ è^'^i eî^trait <^\\ entier :

il faut recourir au broiement sur place. Ici encore le brisepierre de Reliquet est le plus avantageux. Mais il n'est plus possible d'infléchir le canal. Il faut déprimer sa paroi latérale avec le dos de la curette, jusqu'à ce que le bec passant entre le calcul et la paroi urétrale, se trouve contre le fond du cul -de -sac du bulbe. Un léger mouvement de rotation de l'instrument place la pierre dans la curette de la branche femelle; on la fixe et on la brise parla manoeuvre indiquée. c) Extraction par une voie artificielle. — C'est l'opération de la boutonnière, ou l'ouverture du canal de dehors en dedans, pratiquée directement sur le corps étranger fixé par les doigts de la main gauche.

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