‹ Précis d'opérations de chirurgieChapitre 31 sur 242 · I.rGATPRE DE [. V l'-ESSIKRK · texte numérisé non relu

I.rGATPRE DE [. V l'-ESSIKRK

respoiulaiit à la plaie, en ayant soin de ne pas dédoubler lo imiscle.

8" Position de recherche. — La pointe du pied est ramenée en dehors. Avec l'indicateur gauche, se portant vers le liane du patient, l'opc'ratour cherche le point Icplus élevé do la grande échancrure scialique, il déchire à ce niveau l'aponévrose profonde, et a sous les yeux les braneîies du vaisseau et surtout les veines gorgées de sang. Il repousse en bas le bord supérieur du pyramidal.

4" L'index gauche porté contre le sacrum, dans l'angle interne de la plaie, remonte en dehors, le long du rebord supérieur del'échancrure sciatique, et sentie petit tubercule osseux près duquel passe l'artère. Le vaisseau peut quelquefois donner au doigt la sensation d'un cordon aplati qu'on fait rouler sur le rebord osseux. Avec de larges écarteurs placés aussi profondément que possible, on ouvre la plaie et ou la met en pleine lumière. Puis, se guidant sur l'index gauche et sur les branches vasculaires, on va, jusque sur l'os et presque dans le bassin, dénuder le tronc artériel. La séparation des veines qui le recouvrent est toujours chose fort délicate.

L'index gauche fixant l'artère et éloignant les veines, on passe le fil au-dessous avec une aiguille courbe engagée du côté de la veine la plus volumineuse, ordinairement de bas en haut et de dedans en dehors, et dont le bec est coiffé à sa sortie par la pulpe du doigt. On serre le fil après s'être assuré que l'on a pris l'artère et non une de ses branches ; le lien est placé sous l'arcade même dans le bassin.

c) Procédi'; de Farab(KUF. — Il substitue à l'incision rectiligne une incision coudée dont la petite branche, la branche interne, oblique en bas et en dedans, permet de détruire les insertions sacro-ilio-ligamenteuses du faisceau musculaire qui va former la lèvre inférieure de la plaie. La longue branche, branche externe de l'incision, suit la direction des fibres du fessier. On abaisse le lambeau musculo -cutané ain?i formé pour se donner plus de jour,

B. — DIVISIONDES FIBRESDUGRAND FESSIER

a) Procédé de Bouisson. — Incision transversale de 6 à 7 centimètres de longueur, dont le milieu correspond au point d'émergence du vaisseau. On divise successivement la peau, le tissu sous-cutané, le grand fessier et on met l'aponévrose à découvert dans une ligne tangente à la courbe de l'échancrure sciatique. L'aponévrose coupée sur la sonde, la recherche de l'artère se fait suivant les règles indiquées (flg. 17, B).

h) Procédé de Margellin Duval. — Il préconise un lambeau musculo-cutané, taillé par une incision curviligne formant environ une demi-circonférence dont le centre est au point d'émergence de l'artère, et dont le rayon est de 4 centimètres de longueur. La base de ce lambeau est placée en haut ou en bas, en dedans ou en dehors, mais toujours un peu obliquement.

e) Procédé de Champenois. — Il taille un grand lambeau en V à base postérieure par deux incisions, la supérieure parallèle et l'inférieure perpendiculaire aux fibres du grand fessier.

§ XXI. — ligature de l'artère ISCHIATIQUE

Données anatomiqaes. — Branche de l'hypogastrique, l'artère ischiatique sort du bassin par la grande échancrure sciatique, audessous du muscle pyramidal, au-dessus du petit hgament sacrosciatique sur lequel elle repose, et se divise presque immédiatement. Elle est accompagnée d'une veine située à son côté postérieur et interne et recouverte par la peau, le tissu sous-cutané, le muscle gi'and fessier et son aponévrose profonde. Son point d'émergence est séparé de celui de l'artère fessière par la hauteur du muscle pyramidal, soit de 3 à 5 centimètres. Les procédés mis en usage pour sa recherche offrent la plus grande analogie avec ceux que nous venons de décrire.

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