AMPUTATION DU COUDE
Gomme les procédonts le laïubeau externe doit être taillé par dissection pour être plus régulier. L'incision cutanée limitée, et la peau rétractée, on peut sans inconvénient couper les chairs de dedans en dehors, comme nous l'avons indiqué.
C'est un procédé de nécessité.
Le lambeau antérieur unique donne une cicatrice terminale, dorsale et rend diflicile la protection des saillies de l'humérus.
d) Méthode elliptique. Lambeau antérieur, a. Procédé ordinaire.
— i'' L'avant-bras en supination, on pratique sur sa face antérieure une incision courbe convexe en bas.
Commencée sur le bord externe et postérieur de l'avant-bras ( côté droit), à trois doigts au-dessous de l'épicondjle, l'incision exclusivement cutanée descend en s'arrondissant sur la face antérieure du membre , coupe la ligne médiane à cinq doigts au moins au dessous du pli du coude, et, remontant vers le
bord interne, le traverse en arrière à deux doigts au-dessus de répitrochlée(fig. 61, B, B). L'ellipse doit être très allongée et suivre les bords latéraux du membre pendant trois doigts, avant de les traverser pour gagner la face antérieure.
2" L'avant-bras en pronation, on réunit les deux extrémités de l'incision antérieure par une incision courbe à convexité supérieure, qui remonte de ce côté à un doigt au-dessous du sommet de l'olécrâne. On fait rétracter la peau, en promenant le couteau près des lèvres de la section cutanée.
3"^ L'avant-bras remis en supination, l'opérateur dissèque et relève de bas en haut le lambeau antérieur.
4'' Il coupe à sa base les muscles profonds, et pénétrant dans l'article par le côté externe, il désarticule suivant les règles données.
Fio. 02. — Coude, rieure
face antô-
du lambeau externe.
p. Procède de Faraheuf. — Le point culminant de l'ellipse est la pointe du coude, la saillie olécranienne; le point infime, diamétralement opposé, est sur le relief du long supinateur, au moins à un travers d'avant-bras au-dessous du pli du coude (fig. 63).
1° Les deux extrémités de l'ellipse marquées, saisissez le poignet malade, de la main gauche, le pouce en dessous, les doigts en dessus, tordant l'avant-bras à droite, tout en le fléchissant. Vous découvrez ainsi le bord gauche de l'avant-bras et l'olécrâne, que vous attaquez avec le talon du couteau, pour Vous diriger ensuite, par le plus court chemin, vers le point infimejallonnépar le bout de votre petit doigt gauche. Incisez la peau en tirant le couteau et sciant au besoin. A mesure que vous avancez, détordez et étendez l'avant-bras pour mettre au jour sa face antérieure. Arrivé devant le radius, recourbez presque brusquement votre incision et, sans vous interrompre, remontez à votre point de départ en incisant obliquement sur le bord droit de l'avantbras que votre main gauche tord à gauche, fléchit et relève pour vous amener le champ opératoire sous les yeux.
Coupez soigneusement le tissu cellulaire aux environs de l'olécrâne, et vous y verrez l'incision s'arrondir. Ramenez l'avant-bras dans l'extension et la supination ; détruisez, en avant, sans craindre d'attaquer l'aponévrose, toutes les brides celluleuses qui paraissent entraver la rétraction de la peau, rétraction qui doit raccourcir le lambeau de deux travers de doigt.
2° Pour diviser les chairs antérieures, l'avant-bras légèrement fléchi est confié à un aide.
FiG. 63. — "oude, face postérieure.
Tracé de l'ellipse antérieure (Farabeuf)-.
De la main gauche, vous pincez on travers la peau du lambeau pour la rétrécir et la refouler en haut, l'aide rétracteur collaborant avec vous, spécialement pour découvrir les côtés (le l'articulation. Enfoncez le couteau devant les os, sous les muscles antérieurs, le plus haut possible; dites à l'aide qui tient la main, si elle existe encore, de la renverser en arrière, pour attirer les muscles vers le poignet, et taillez de haut en bas, en sciant, un lambeau charnu qui s'amincisse, se rétrécisse et se termine le plus vite possible.
3*^ L'aide rétracteur ayant relevé ce lambeau devant le biceps, il découvre l'articulation qu'il vous reste à explorer, approcher et ouvrir.
Cicatrice terminale postérieure; bon procédé si l'absence de peau, en arrière, ne permet pas de recourir à la méthode circulaire.