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VIII. — AMPUTATION DU BRAS

* Données anatomiques. — Aplati sur ses faces interne et externe chez les hommes fortement musclés, le bras présente chez les femmes, les enfants et les personnes grasses, une forme cylindrique dans ses trois quarts inférieurs. On y remarque, en avant, la saillie du biceps; en arinère, la saillie du triceps. Du pli du coude partent deux sillons : l'un interne, l'autre externe, qui corl'ospoudeut à la séparation de ces muscles, aux aponévroses iuternuisculaires et aux bords latéraux do l'humérus. En dehors et en haut, des insertions inférieures du deltoïde, partent également deux sillons répondant aux bords antérieur et postérieur de ce muscle. Dans son quart supérieur, le bras prend une forme conique par l'élargissement du moignon de l'épaule.

La peau est mince, glabre, très mobile en avant et en dedans; en dehors et en arrière, elle est plus épaisse, velue, moins rétractile et mémo adhérente à l'os au creux deltoïdien. Le tis.su cellulaire, plus ou moins épais, possède une couche profonde laraelleuse où rampent les veines superficielles.

L'aponévrose est mince, rattachée aux bords latéraux de l'humérus par les cloisons intermusculaires. En bas, elle se confond avec l'aponévrose antibrachiale.

Muscles. — En bas : la terminaison des niasses musculaii-es interne et externe de l'avant-bras, cette dernière remonte itlus

haut. Au milieu du bras : en avant, le biceps, superficiel, non adhérent, et le brachial antérieur appliqué sur l'humérus; en ai'rière, le triceps qui recouvre la face postérieure de l'os.

Au tiers supérieur du membre, on trouve, outre le biceps et le coraco-brachial qui s'enfoncent dans l'aisselle, le deltoïde en dehors ; et en dedans, les insertions du grand pectoral, du grand rond et du grand dorsal, aux lèvres de la coulisse bicipitale. Ces derniers muscles divisés se retirent vers le tronc. De la rétraction différente de ces muscles résulte la supériorité : de l'amputation circulaire dans la moitié inférieure ; de la méthode mixte à deux lambeaux dans le tiers moyen ; du lambeau unique au tiers supérieur.

Yaisseaux et nerfs. — L'artère humérale, sous-aponévrotique, couchée le long de l'humérus sous le bord interne du biceps et du coraco-brachial, fournit en haut l'humérale profonde, en bas les collatérales. Les veines sont superficielles et profondes. Le nerf médian, satellite de l'artère, l'accompagne, placé en avant de la cloison intermusculaire interne. Le nerf cubital, caché deri'ière ce feuillet fibreux, gagne au coude la gouttière épitrochléo- olécrânienne. Le nerf radial contourne l'humérus de dedans en dehors, placé avec l'humérale profonde dans la gouttière de torsion de l'os, dont il faut le dégager.

Os. — Le corps de l'humérus est prismatique et triangulaire, à bords peu prononcés. En bas, il s'élargit et s'aplatit pour former le coude. Il est recouvert directement par le triceps et le brachial antérieur. En haut, il se contourne et s'arrondit pour former la tête humérale ; de là résulte la gouttière de torsion oii passent le nerf radial et l'artère humérale profonde. Par ses bords latéraux, l'humérus donne attache aux cloisons intermusculaires. Dans sa moitié supérieure il fournit insertion, en dehors au deltoïde, en dedans au coraco-brachial et aux muscles qui forment les parois de l'aisselle.

Le bras peut être amputé dans toute sa longueur.

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