‹ Précis d'organisation comptable [microform]Chapitre 6 sur 88 · I. — Journaux auxiliaires · texte numérisé non relu

I. — Journaux auxiliaires

Les journaux auxiliaires sont des livres sur lesquels on mscrit chaque jour, et à la suite les unes des autres, toutes les opérations commerciales dans l'ordre où celles-ci s'effectuent. Cette inscription ne peut se faire qu'à Vaide des documents comptables. Comme les opérations sont différentes, les tracés de ces livres doivent être différents, même pour des maisons faisant un commerce analogue.

Les grands livres des comptes particuliers sont très différents des journaux auxiliaires et leur but est tout autre. Les opérations y sont reportées par comptes, et toutes les opérations, sans exception, sont d'abord inscrites sur les journaux auxiliaires.

Pour organiser une comptabilité, il ne faut pas. tout d abord, se préoccuper des questions de détail. H faut

chercher à voir rensemble et à traiter la question de haut. Cette manière de faire permettra de déterminer Timportance à attribuer à chaque partie et à lui donner juste la valeur que celle-ci doit posséder.

Dès que Ton comprend le mécanisme des opérations d'une maison, deux questions se posent tout naturellement à Tesprit :

V Combien doit-on ouvrir de journaux auxiliaires? 2* Comment doit-on tracer ces journaux auxiliaires?

Les réponses à ces deux questions sont faciles à trouver. Elles n'offrent aucune difficulté. L'essentiel, comme nous l'avons dit, est de se rendre compte de l'ensemble des opérations et de savoir ce que l'on veut entreprendre.

Nous allons discuter ces deux questions l'une après l'autre.

1* Combien doit-on ouvrir de journaux auxiliaires

Pour répondre à cette question, il faut tout d'abord décomposer toutes les opérations d'espèces différentes faites par un commerçant. Si celui-ci fait chaque jour un grand nombre d'opérations, il est facile de se rendre compte que les opérations d'espèces différentes sont peu nombreuses. Pour un commerce ordinaire, elles peuvent se déterminer rapidement.

Tout d'abord, il y a deux opérations que nous pourrons appeler principales, parce qu'elles sont la base même du commerce. Ces opérations sont:

!• Les achats;

2* Les ventes.

Toutes les autres opérations comprendront:

1* Les règlements de ces opérations principales;

2" Les opérations de régularisation de comptes.

Les règlements pourront s'opérer de différentes manières:

En papier ou effets de commerce; *En espèces.

Les règlements en papier se feront, soit par des effets à recevoir; soit par des efiTets à payer; soit directement chez le commerçant; soit par l'intermédiaire des banques.

Les règlements en espèces se feront également, soit à la caisse du commerçant, soit en banque.

Si nous prenons le soin, au début, de séparer ces opérations d'espèces dififérentes et de grouper celles qui se ressemblent sur des livres distincts, nous aurons autant de journaux auxiliaires que d'opérations de nature différentes.

iPar conséquent, les principaux journaux auxiliaires seront:

Journal auxiliaire des achats;

— — des ventes;

— — des effets à recevoir;

— — des effets à payer;

— — de caisse;

— — de banquiers;

— — des opérations diverses.

Nous devons tout d'abord faire une réserve au sujet du livre d'effets à payer. Ce livre, chez un commerçant, est absolument inutile. Nous ne ferons qu'une seule exception pour la banque où il est nécessaire de connaître, chaque jour, les engagements pris.

Si l'on veut établir une distinction entre les traites acceptées et celles qui ne le sont pas, on peut très bien les noter sur un échéancier tenu de la manière suivante:

Echéancier Valeurs payables le 31 Mai 1921

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