‹ Précis d'un théorie des rhythmesChapitre 7 sur 28 · I II I I · texte numérisé non relu

I II I I

11 est un Dieu, devant lui je m'incline.

Il 11

Pauvre et content, sans lui demander rien.

Dans : Dieu et content (même dans est), syllabes qui

marquent la césure; dans incline et rien^ qui renferment la

rime , syllabe forte et temps fort coïncident et doivent

coïncider. Les mots : demander rien présentent un cas

analogue à esprits bas et h époux l'est. Mais les petits

mots faibles : Je, et, luiy ressortent uniquement à l'aide

du temps fort, qui s'appuie sur eux , pour dessiner le

rhythme, tandis que le mot: pauvre^ qui a un sens plein,

(l) Nous désignerons le temps fort par la ligne verticale , pour le distinguer ^e l*accen|, auquel nous iffeetons , comme c!est l'usage , le trait incliné.

se trouve rejeté dans Tombre. Que Ton lise ces deux vers

de Riboutté :

L'air que sa bouche respire, IjSl fleur qui nait sous ses pas.

Le premier paraîtra avoir un rhythme dactylîque, et répondre exactement au commencement de Thexàmètre :

Avopa fxot Evvgtre , lAovo-a.

Le suivant conserve ce mouvement, mais il le fait précéder d'une anacrouse (la). Que Ton chante ces mêmes vers, et ils seront aussitôt transformés par le temps fort en trochées de sept syllabes :

L'air que sa bouche respire ,

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