CHAPITRE PREMIER
Règles de la 'versification.
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suffisance pour quiconque n’est pas né poète, t
de môme qu’on en reconnaît le peu d’utilité pour les esprits que le sentiment poétiqu e anime naturellement , doivent être indiqués les moyens d’exprimer ce sentiment. C’est le matériel de l’art.
La langue poétique a sa grammaire, et si les règles qui doivent diriger la pensée sont incertaines, celles qui déterminent son expression sont positives.
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La connaissance de ces règles esl nécessaire à tous : aux uns pour produire ; aux autres non-seulement pour juger, mais même pour goûter.
La versification est une musique à laquelle l’oreille doit s’accoutumer par une pratique longue et fréquente avant que d’en reconnaître le charme et d’en apprécier la mélodie. Toutefois le sentiment du nombre est si naturel, qu’il se retrouve chez tous les peuples dans la danse et dans le chant : les sons articulés , les mots pour se conformer au chant ont dû admettre la mesure, et telle
est probablement l’origine du vers. On i remarqué ensuite que le langage soumis ai
remarque ensuite que le langage soumis au rhythme frappait plus agréablement l’oreille et se gravait avec plus de facilité dans la . mémoire, et l’on a composé des vers sans musique.
La versification en France n’est soumise qu’à deux conditions : la mesure et la rime.
§ I er . — De la mesure .
Ce qui constitue la mesure du vers, ce n’est pas seulement sa longueur, c'est encore la
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