‹ Précis de bactériologie (volume 2)Chapitre 119 sur 164 · ÉMULSION DE SÉRUM II · texte numérisé non relu

ÉMULSION DE SÉRUM II

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Placer une heure à 37°. L’'agelutination des types I, Il et Ill est pratiquement toujours immédiate, et rien ne se produit dans les sérums hétérologues. Les échantillons IL atypiques ne sont au contraire agglutinés que plus tard (attendre une heure) et seulement par le sérum IT non dilué. Si après une heure rien ne s’est produit, et si l'échantillon est soluble dans la bile, on le classe dans le groupe IV.

B. — L'étude des propriétés précipitantes des sérums spécifiques aboutit à une classification identique à la précédente.

Il. Classification de M. Nicolle et Deba‘ns. — M. Nicolle, Jouan et Debains ont montré que les Pneumocoques du groupe IV desauteurs américains, considérés comme inagglutinables, peuvent, en réalité, être rendus agglutinables par l’un ou l’autre sérum, après traitement par Le procédé de Porges: le culot d’une culture, dilué dans l’eau physiologique, est additionné de solution normale d’'HCI, en quantité variable suivant les échantillons : 1/10 à 5/10 de centimètre cube pour 20 centimètres cubes d’émulsion microbienne; porter ensuite cinq minutes à 100v (eau bouillante): refroidir; neutraliser en ajoutant la quantité voulue de solution normale de soude. L’émulsion ainsi traitée est prête pour l’agglutination ; or, elle se montre agglutinée par l’un ou l’autre des sérums spécifiques. [l résulte de là que le groupe IV des auteurs américains se trouve supprimé, les échan!illons qui le composent rentrant, suivant le cas, dans l’un ou l’autre des types spécifiques.

D’après l’ac'ion des sérums expérimentaux, et en utilisant quand il y a lieu le procédé de Porges, M. Nicolle et Debains aboutissent à la classification suivante :

Types L, Il et IT, correspondant aux types [, IL et II des auteurs . américains ;

Type IV, spécifique comme les précédents, et constitué par un groupe d'échantiilons isolés chez les nègres. — Noter que ce

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type IV, avec agglulination spécifique, ne correspond plus au type IV, négatif, des Américains.

Nicolle et Debains signalent en outre que bon nombre de Pneumocoques sont agglutinés à la fois par deux et même trois sérums.

IL. État de la question. — Tenant compte des faits actuellement établis, on doit considérer comme définitive l'édification des types 1, Il (typique) et II des deux classifications précédentes, qui semblent d’ailleurs renfermer la majorité des échantillons étudiés jusqu'ici.

En dehors de ces trois types, Len existe d’autres, moins répandus pour le moment, et dont les relations exactes avec les types fondamentaux ne sont pas tou'ours bien définies. L'histoire du type IV de Nicolle et Debains, très fréquent à un moment donné chez les nègres, montre que ces types supplémentaires peuvent prendre à leur tour une expansion appréciable.

ACTION PATHOGÈNE

|. Dans les conditions naturelles. — Chez l’homme. — Le Pneumocoque est l'agent spécifique de la pneumonie lobaire.

On le rencontre souvent dans nombre de processus suppuratifs : il est l'agent le plus habituel des méningites sporadiques (dans 18 cas sur 31, Netter); agent fréquent des pleurésies purulentes, des péritonites suppurées ; agent occasionnel des abcès, des arthrites, des ostéomyélites, des ‘'olites suppurées, de linfection puerpérale.

IL provoque également des processus non suppurés : conionctivite aiguë, angines simples ou pseudo-membraneuses, bronchite simple, bronchopneumonie, pleurésie fibrineuse, néphrite, endocardite.

Ces diverses localisations anatomiques peuvent être ou primitives, ou secondaires à une pneumonie.

Il détermine assez souvent des seplicémies.

Chez l'animal. —(Quelquessepticémies du cobaye (Voy. chap. XI1):

IL. Inoculations expérimentales. — Chez l’homme. — Les deux frères Klemperer se sont inoculé sous la peau la dose de culture mortelle pour le lapin; l'un d’eux a présenté un peu de tuméfaction locale et un malaise passager; l’autre n'a pas réagi. Comparativement à d’autres espèces animales, l'homme est certainement doué d’une grande résistance.

Ghez les animaux. — Virulence. — La virulence est assez variable, Originellement, l’inoculation des crachats pneumoniques détermine à peu près toujours une infection pneumococcique mor-

ACTION PATHOGÈNE. 301

telle ; au contraire, les premières cultures obtenues avec ces mêmes crachats sont loin d’être toujours virulentes (Duval et Lewis).

La virulence baisse rapidement dans la plupart des milieux artificiels; elle se conserve mieux sur certains milieux spéciaux (sang gélosé, milieu Tgélatine) signalés à propos des cultures. Le procédé suivant suffit généralement à conserver le Pneumocoque virulent pendant plusieurs mois: inoculer au lapin; après la mort, recueillir le sang du cœur, conserver en ampoule scellée, à l’obscurité et au frais. Au moment de l’emploi, cultiver dans les milieux habituels et inoculer cette culture.

Fig. 147. — Coupe de poumon atteint de pneumonie (coloration par le Gram).

D'après Truche, Cramer et Cotoni, les Pneumocoques, originellement très virulents pour la souris, gardent leur virulence après des passages répétés

(162 passages) chez cet animal. Au contraire, les échantillons moins virulents s’atténuent au fur et à mesure des passages.

Exaltation de la virulence. — On peut exalter la virulence en inoculant avec la culture un filtrat de culture du Proteus vulgaris. Issaëff a recours aux passages successifs.

On prélève 1 à 1c,5 de sang chez un lapin mort de septicémie pneumococcique; injecter dans le péritoine d’un deuxième lapin; après la mort, prélever le sang du deuxième lapin, injecter dans le péritoine d'un troisième, et ainsi de suite. Diminuer progressivement les doses à partir

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