VACCINATION PRÉVENTIVE
La vaccination préventive peut être mise en œuvre en conférant à l'organisme humain soit l’immunité passive, soit l’immunité aclive.
Vaccination par immunité passive. — Cette vaccination est obtenue par les injections préventives de sérum antidiphtérique (Voy. plus haut).
Vaccination par immunité active. — Behring tenta en 1913 des essais d'immunisation active à l’aide d’un mélange de toxine et d’antitoxine neutre ou légèrement toxique pour le cobaye, en injections sous cutanées. Les sujets à vacciner recevaient 1/20, 1/10 de centimètre cube répétés tous les sept ou dix j urs. Des applications de ce procédé furent réalisées par ses élèves, mais sans grand résultat pratique.
Depuis lors, Park, Zingher et Serota utilisèrent des mélanges de toxine-antitoxine, légèrement antitoxiques pour le cobaye. Les injections étaient faites sous la peau à des intervalles de trois à sept jours, aux doses successives de 0ce,25, 1, 3,5 centimètres cubes. Elles dét rminaient une réaction locale plus ou moins marquée: rougeur, induration, sensibilité douloureuse, élévation de température de 1 à 30. L’expérimentation fut faite sur 68 sujets, chez lesquels 5 contractè ent néanmoins une diphtérie légère.
Ces résultats prouvent que le procédé employé ne confère pas une immunité suftisante. La vaccination active se montre donc nettement inférieure à la vaccination passive.
Doorza ot Sicoséeée. — Bactériologie, 2e édit. 29