‹ Précis de bactériologie (volume 2)Chapitre 35 sur 164 · LAS · texte numérisé non relu

LAS

BACT ÉRIOLYSE. 71

cilles dysentériques ; 3° quelques gouttes d'alexine (premier temps!. Abandonnons le mélange pendant cinq heures à la température

Système hémohtique ;

Aleune diluée |

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idysentéri vse re

Bacilles dysentériques

Fiz. 18. — Expérience avec un sérum spécifique.

Tube de gauche : premier temps de la réaction. Tubes À et B : deuxième temps. — 4, s1ût après le mélange de iouies les substances : B, réaction terminée; pas d'hémolyse.

du laboratoire ou une heure à l'étuve à 37°: pendant ce temps,

4 + £ à #7 Æ à 3 = + Système hémolyhgue

Alexine diluee Sérum norma!

chauffe

Bacilles 4 dysentériques

Fig. 19. — Expérience témoin avec sérum normal ou non spécifique.

Tube de gauche : premier temps de la réaction. Tubes A et B : deuxième temps. — À. sitôt après le mélange de toutes les substances; B, réaction terminée : hémolyse.

l'antigène (bacille dysentérique) sensibilisé par l’antisérum correspondant absorbe l'alexine.

Dans un deuxième temps, ajoutons le système hémolvtique {£lo-

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bules rouges de mouton et sérum de lapin anti-mouton); les hématies sensibilisées par le sérum hémolytique s’agglutineront else déposeront au fond du tube, mais ne seront pas dissoutes; l’hémolyse ne se produit pas. En effet, pour que l’hémolyse prenne naissance, l’alexine est nécessaire; or, celle-ci, absorbée parles microbes sensibilisés, est fixée sur ces derniers et n'existe plus à l’état libre dans la masse liquide. L'absence d’'hémolyse constitue donc le témoin indiscutable de la fixation du complément par les bactéries mises en présence de leur sérum spécifique.

Répétons la mème expérience en mettant en contact les Bacilles dysentériques avec un sérum ne contenant pas de sensibilisatrice dysentérique, du sérum antistreptococcique par exemple; les microbes n'ayant pas subi l'influence sensibilisante de ce sérum de spécificité différente ne fixent pas l’alexine ; celle-ci reste donc libre. Ajoutons le système hémolytique : Les hématies sensibilisées, rencontrant le complément à l’état de liberté, le fixent, se dissolvent, et l’'hémolyse se produit (fig. 19). L’hémolyse, dans le cas particulier, est donc un témoin infaillible de la non-fixation du complément par les bactéries mises en présence d’un sérum de spécilicité étrangère.

Technique de la réaction de fixation de Bordet-Gengou. —

Nous indiquerons tout d'abord la préparation du matériel d'étude qu'il faut utiliser, puis le dispositif de l'expérience.

Préparation du matériel. — Sérum 4 L'ÉTUDE. — On est en possession du sérum dans lequel on se propose de rechercher la sensibilisatrice : sérum d'animal vacciné, ou sérum de malade. On le chauffe au bain-marie à 559 pendant trente minutes pour le dépouiller de son alexine propre.

Ce chauffage, onl'a vu plus haut, RL intacte la sensibilisatrice que l’on veut mettre en évidence.

HÉMATIES DE MOUTON. — Le sang est recueilli, par ponction de la veine jugulaire d’un mouton, dans un ballon stérile contenant des perles de verre pour le défibriner par agitation. On le défibrine, puis on le centrifuge. Lacentrifugation terminée, décanter le liquide surnageant par aspiration dans une pipette : le remplacer par de l’eau physiologique stérile. Centrifuger et laver ainsi trois fois. Après la dernière centrifugation, émulsionner les hématies dans un volume d’eau physiologique tel que le volume de la masse soit égal au volume primitif du sang total employé.

SÉRUM HÉMOLYTIQUE. — On prépare le sérum hémolytique en injectant’ dans le péritoine d’unlapin, par exemple, 6 à 8 centimètres cubes de sang de mouton défibriné; on répète ces injections trois fois à huit jours d'intervalle. Huit à dix jours après la dernière injection, on prélève le sang du lapin par ponction de la veine marginale de l'oreille, ou de la jugulaire, ou de la carotide. Après coagulation, on décante le sérum obtenu; on le chautfe à 550 pendant une demi-heure pour le priver de son alexine propre. |

ALEXINE OU COMPLÉMENT. ‘ra représentée par le sérum d'animal neuf fraîchement recueilli et non chauffé. On uülise de

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préférence le sérum de cobaye, dont l’aléexine présente moins de variations que celle du sérum des autres animaux. Le pouvoir alexique de ce sérum, trés élevé dès la coagulation, diminue d'intensité dans les jours qui suivent, mais son activité devient plus stable. Nicolle conseille d'employer le sérum huit à dix jours après la saignée. On le titre avant de l'utiliser.

ANTIGÈNE. — L'antigène varie suivant la recherche à laquelle on selivre ; il est souvent constitué par des microbes. On les prépare de la facon suivante: on émulsionne une culture sur gélose inclinée âgée de vingtquatre heures dans 2 centimètres cubes d’eau physiologique, et on en utilise la quantité que le titrage de l’antigène a déterminée comme optima.

En d’autres cas, au lieu d'émulsion microbienne, on emploie l'extrait autolytique d’une culture ; on émulsionne une culture en boîte de Roux agée de vingt-quatre heures dans 10 centimètres cubes d'eau distillée. On abandonne le produit, qu'on laisse macérer à la température du laboratoire pendant vingt-quatre à quarante-huit heures; on peut le soumettre encore à l’action d'un agitateur mécanique. Puis on centrifuge : le liquide clair qui surnage est cet extrait autolytique, qu’on prend pour antigène. Comme les cultures, il demande à être titré soigneusement.

On verra que, pour la réaction de fixation de la syphilis, on emploie couramment l'extrait d'organes syphilitiques (Voy. Syphilis : réaction de Bordet-Wassermann).

Titrage des substances à employer. — La plupart des substances précédentes demandent à être titrées exactement, car, siellessont utilisées en quantité trop forte ou trop faible, la réaction ne saurait plus avoir la moindre valeur.

TITRAGE DU SYSTÈME HÉMOLYTIQUE. — Dans unesérie detubes, on verse une même quantité de globules de mouton, une même quantité de complément ou alexine, enfin des quantités variables de sérum hémolytique chauffé, complétées par des quantités inversement correspondantes d’eau physiologique. On porte à l’étuve à 370 pendantquinze à trente minutes. La lecture du tableau indique la technique à suivre mieux que toute description.

3 S 5 - pl Se = Z = FRS ht a Es ; © Dr Et À 1e . : 5) AA he E ms pe RÉSULTATS OBTENUS.

3 & -— = 4 © D 12 n © x = = D = = 8 5 t&| 2 [de] (TE C.C (PALE CrC° 1 À 0,5 0,1 0,4 Hémolyse totale en 15”.

2 1 0,4 0,1 0,5 — 3 1 0,3 0,1 0,6 ; — 4 1 0,2 0,1 0,1" ntHémolysepartiellé en15?, totale en 30”.

5 4 0,1 0,1 0,8 Hémolyse partielle en 30”, 6 L 0,05 0,1 0,85 |Hémolyse incomplète.

si 1 0,01 0,1 0,89 |[Hémolyse = 0.

8 (témoin). 1 » 0,1 0,9 Hémolyse = 0.

Dans cette expérience, les proportions à prendre de préférence sont celles du tube n° 4 où l’hémolyse est partielle en quinze minutes, mais

totale en trente minutes. Il constitue la limite en deçà de laquelle l’activité du sérum est insuffisante et au delà de laquelle elle est trop forte. TiTRAGE DU COMPLÉMENT. — Comme il a été dit plus haut, le complément ou alexine sera fourni par du sérum récent de cobaye non chauffé. On verse dans les tubes à essai une même quantité respective d’hématies et de sérum hémolytique, puis des doses variables d'alexine et d’eau physiologique dans les proportions indiquées par le tableau ci-joint :

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Hémolyse partielle.

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Dans l’expérience d’essai figurée par ce tableau, c’est la dose indiquée au tube n° 2 qu’il conviendra d’emplover : c'est la dose minima amenant l'hémolyse totale en trente minutes à 370.

TITRAGE DE L’ANTIGÈNE. — Les microbes ou leurs extraits fixent toujours, même sans l’aide d'anticorps spécifiques, une petite quantité de complément. Si l’antigène est en excès, il peut ainsi empêcher l'hémolyse. Le titrage de l’antigène a donc pour but de déterminer la dose minima, non susceptible d'empêcher l'hémolyse.

On opère comme dans les expériences précédentes, en mettant en présence d’un même volume d’hématies, de complément et de sérum hémolytique chauffé, des quantités variables d’antigène, qu’on met préalablement en contact avec le complément pendant deux à trois heures à l’étuve à 370.

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