‹ Précis de bactériologie (volume 2)Chapitre 69 sur 164 · MÉTHODES GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

MÉTHODES GÉNÉRALES

dans le mucus rhino-pharyngé (gélose-ascite ou gélose au blanc d'œuf alcalin), recherche du bacille typhique dans les excreta (milieu d'Endo et similaires), etc. |

Indiqué également pour isoler une à une chacune des espèces aérobies contenues dans un produit pathologique.

Liquéfier le milieu, verser en boîtes de Petri, laisser refroidir, ensemencer comme il a été indiqué plus haut (p. 161, ensemencement par étalement). Porter à l’étuve, couvercle en bas.

C. Isolement à la surface des milieux solides par dilution. — 1° Procédé expéditif. — Le procédé suivant, expéditif, suffit dans la plupart des cas. Les dilutions sont faites dans les tubes mêmes qui doivent servir à la culture.

a. Préparer trois ou quatre grands tubes de gélose, présentant une quantité appréciable d’eau de condensation.

Si les tubes sont secs, on ajoutera 0cc,5 à { centimètre cube d’eau stérile,

b. Porter la semence dans l’eau de condensation du tube I. Boucher, Incliner à cinq ou six reprises; l’eau doit lécher toute la surface.

c. Plonger le fil de platine droit dans le liquide du tube I ; porter dans le tube IT, le traiter comme en 6.

d. Porter dans l’eau du tube II l'extrémité du fil de platine ; ensemencer le tube III, traiter comme en 6.

Si la semence est très riche, ensemencer un quatrième tube.

e. Porter à l’étuve. Maintenir en posilion à peu près verticale, tant à l'étuve que lors des examens ultérieurs.

29 Procédé de Veillon. — Epuisement avec dilution. — a. Préparer quatre grands tubes de gélose, comme pour le procédé ci-dessus. :

b. Charger la semence sur fil de platine droit.

c. Porter le fil dans l’eau d’un premier tube ; sans recharger, porter le fil dans un deuxième tube et continuer ainsi jusqu’au dernier. d. Incliner les tubes, de manière que l'eau vienne lécher toute la surface et y disséminer les germes. Redresser, porter à l'étuve.

Remarque. — On peut substituer à la gélose ordinaire la gélose additionnée de sang, d’ascite, de blanc d'œuf alcalin, de sérum, dans l’un ou l’autre des deux procédés qui précèdent.

D. Observation ultérieure des milieux d'isolement. — Quel que soit le procédé employé, les milieux ensemencés seront examinés au moins une fois par jour. On notera les caractères des différentes colonies ; s’il y a lieu, par exemple lorsqu'on étudie un produit pathologique, on procédera à l'examen microscopique et au repiquage de toutes les colonies qui paraissent différentes les unes des autres. Dans ces dernières opérations, il sera nécessaire de se conformer aux rèzles indiquées à propos de chacune d'elles,

Il. — MÉTHODES SPÉCIALES.

Artifices de séparation. — !ls sont nombreux, variables suivant les espèces.

Résistance à la chaleur. — Certains microbes, spécialement

ceux qui donnent des spores, résistent quelque temps à l'action de températures très élevées.

C'est ainsi que le B. subtilis, par exemple, résiste très bien à l’ébullition prolongée pendant dix minutes : comme il est répandu à peu près partout, "il suffira pour l'obtenir de faire bouillir une infusion de foin, qu’on ensemencera ensuite : le B. sublilis poussera seul; d'où son nom de Bacille du foin. On isolcrait de même de la pomme de terre le B. mesentericus.

Quelques microbes pathogènes, spécialement des anaérobies (Vibrion septique, tétanos) se prêtent à ce mode de séparation. On pourra le mettre en pratique de la manière suivante :

a. Diluer Ia semence en milieu liquide. Aspirer dans la partie capillaire d’une pipette ; fermer aux deux bouts.

b. Porter dans l’eau à 95°; maintenir pendant deux minutes.

Ce temps peut varier suivant les espèces: cinq minutes à 85° pour le charbon sporulé ; quinze minutes d’ébullition pour le B. mesentericus, etc.

c. Retirer le tube capillaire. Sécher une extrémité, la flamber et casser aseptiquement avec une pince.

d. Prélever le liquide à l’aide d’une pipette très effilée.

e. Ensemencer dans un milieu approprié.

Gulture à températures dysgénésiques. — On sait que les microbes peuvent se développer dans des conditions thermiques variables ; leur faculté de végétation s'arrête à une température déterminée, qui peut être suffisante pour permettre l'isolement.

C'est ainsi que le Colibacille et le B. typhique se développent ‘encore à 460 (Chantemesse et Widal), alors que la plupart des germes ne donnent plus de culture au delà de 41° ou 420. Si l’on ensemence à 430un produit renfermant du Colibacille, la culture sera positive ; mais rarement on la trouvera pure: car, si une température de 43° empêche le développement de la plupart des germes, elle ne saurait toutefois les détruire. Un repiquage de cette première eulture sur d’autres milieux donnerait un mélange de Colibacilles et d'autres bactéries. Aussi est-il préférable de recourir aux cultures fractionnées : partant de la première culture, on fait un deuxième ensemencement, qui sera porté également à 43°; au besoin, on con-

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