MÉTHODES SPÉCIALES
tinuera les cultures successives, jusqu'à obtention d'une culture absolument pure.
Certains microbes, les bactéries thermophiles, se développent à des températures élevées, 659-709, que ne supportent pas les autres espèces ; il est frès facile dès lors de les isoler, par culture à 70° environ.
Séparation par filtration. — Les microbes mobiles peuvent traverser une paroi filtrante avec plus ou moins de rapidité. Le procédé sera décrit plus loin {Voy. chap. XXXI).
Milieux de culture spéciaux. — L'idéal pour l'isolement des microbes serait de pouvoir offrir à chacun d'eux un milieu de composition fixe, où il se développe seul, à l'exclusion de tous les autres. [1 est malheureusement bien difficile d'Y parvenir ; seul jusqu'ici le milieu de Raulin répond à ce but : Aspergillus niger s y développe à l’exclusion de toute autre bactérie. A défaut de semblables milieux, on se contente d’une électivité relative.
Le plus souvent, on ajoute aux milieux ordinaires des substances qui empêchent la culture de la plupart des microbes, sans gèner le microbe qu’on veut chercher. C’est ainsi que, pour la recherche du bacille tvphique et des bacilles voisins, on s'adresse aux acides dilués (généralement l'acide phénique) ; à certaines substances colorantes : fuchsine, vert malachite ; à la caféine ; etc. De même, les levures et moisissures se développent de préférence sur milieux acides.
Certains milieux, bien que peu nutritifs, se prêtent à l'isolement des pathogènes. Ainsi le pepto-gélo-sel est couramment employé pour la recherche du Vibrion cholérique ; le sérum coagulé, pour le diagnostic bactériologique de la diphtérie.
Inversement, on peut isoler des microbes un peu délicats à l’aide de milieux très nutritifs : le Méningocoque cultive facilement sur gélose-ascite ou gélose à l’œuf alcalin, le Streptocoque sur bouillonsérum, elc.
Le mode d'emploi de ces différents milieux sera indiqué ailleurs.
Inoculation aux animaux. — Les animaux sont tellement sensibles à certains microbes qu'ils les sélectionnent, quand on leur inocule un produit même impur. On retrouve alors ces microbes seuls, dans les organes ou les lésions ; les autres microbes ont disparu. C’est ainsi que le cobaye se prête à l'isolement, par inoculation, du bacille tuberculeux, du bacille pesteux, du Vibrion septique ; la souris et le lapin, à l'isolement du Pneumocoque ; le lapin, à l'isolement du Streptocoque, etc. Les très nombreuses applications de cette méthode seront signalées à propos de chaque microbe.