‹ Précis de bactériologieChapitre 117 sur 197 · PARASITE DE LA FIÈVRE DES TRANCHÉES · texte numérisé non relu

PARASITE DE LA FIÈVRE DES TRANCHÉES

mission ne s'effectue pas par piqüre : le sujet s'infecterait en introduisant dans les érosions de gratlage les excreta du pou, dans lequel le virus peut être d’ailleurs mis en évidence. D’après la commiss on américaine, ce mode de contamination intervient certainement, mais la piqûre de l’insecte peut servir à l’inoculalion ; ce serait pour elle le mode d'infection le plus habituel.

40 Aucune des deux commissions ne donne de conclusion sur la nature du germe spécifique.

Quel est ce germe ? |

De nombreux parasites avaient été décrits comme élant les agents pathogènes de la fièvre des tranchées. Mais le seul qui semble mériler d’être retenu est un spirochète sur lequel l'attention est attirée depuis quelque temps.

En 1916, Werner, puis Korbsch, en raison du caractère évo:utif de l'infection, soupçonnent qu’il pourrait s'agir d'un spirochète. Riemer,en1917, confirmecette hypothèse et estime que le spirochète qu'il a décelé dans le sang d’un malade est doué de spécificité.

Plus tard, Couvy et Dujarric de la Rivière découvrent de même un spirochète dans la circulation d’un soldat occupant le front de Champagne : un cobaye inoculé avec le sang de ce sujet succomba ; le foie contenait Le parasite. En 1917, ils reprirent cette étude sur un prisonnier allemand dont l'examen sanguin leur donna un résultat positif ; ils retrouvèrent le spirochète dans les urines. En 1919, A. Coles fit des constatations semblables.

Il est possible que ce germe soit l'agent pathogène de cette infection. En attendant que la preuve de ce rôle spécifique soit définitivement démontrée, il semble intéressant de reproduire ici la description de Sp. gallica, suivant la dénomination proposée par Couvy et Dujarric de la Rivière.

Morphologie. — Chez l'homme et le cobaye infecté expérimentalement on trouve dans le sang périphérique que'ques rareséchantillons d’une spirochète présentant une forme courte (4 à 7 y de long) présentant un petit nombre de tours de spire.

Dans les frottis de foie et de rein des cobayes insculés, le parasite est plus long et mesure 19 à 12 p., avec 3 à 4 tours de spire.

Ce spirochèle ne présente aux extrémités n1 nodule, ni flagelle. {1 est moins fin que Tr. pallidum, moins épais que Sp. Obermeieri ; dans la forme longue, il rappelle le spirochète du sodoku; les formes courtes sont plus fines que celles de ce dernier.

On obtient de bonnes colorations à l’aide du panchrome et des couleurs d’aniline. Le meilleur procédé est celui de l’imprégnation à l’argent.

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