PARASITE DE LA FIÈVRE DES TRANCHÉES
Action pathogène expérimentale. — On peut infecter le cobaye par inoculation sous-cutanée de sang recueilli chez l’homme pendant une poussée fébrile. Après une incubation de quatre à dix jours, l’animal présente une affection légère ave: amaigrissement, dyspnée et une fièvre récurrente à peu près analogue à celle qu’on observe chez l’homme. Il succombe parfois, mais le plus souvent se remet de l'infection ainsi provoquée. Aussi convient-il de prendre journellement sa température pour ne pas laisser passer inaperçus les phénomènes généraux qu'il présente.
Pour étudier cette infection expérimentale et mettre sûrement les spirochètes en évidence, Couvy et Dujarric de la Rivière sacrifient le cobaye, inoculé avec ie sang du malade, au moment dela deuxième ou troisième récurrence, et examinent les frottis de foie et de rein où ils décèlent alors facilement les parasites. Enfin au moment d'une poussée fébrile chez le cobaye, ils prélèvent du sang du cœur et l’inoculent soit à un cobaye neuf, soit à des souris. Avec ces derniers animaux, les résultats semblent moins concluants, en raison de la facilité avec laquelle on les trouve naturellement parasités par des spirochètes.
Pour différencier Sp. gallica des autres spirochètes et notamment de celui de l’ictère hémorragique, ils ont utilisé les réactions d’immunié
Deux cobayes sont inoculés avec 5 centimètres cubes de sang d’un sujet atteint de fièvre des tranchées, puis avec du Sp. icterohemorragiæ. Ils succombent avec les lésions caractéristiques dues à ce virus. Enfin le sérum des malades ne contient pas d’immunisine pour ce dernier.
Le pouvoir pathogène de ces deux germes est d’ailleurs très différent.