BACILLE DU HOG-CHOLÉRA
action pathogène par fa constatation du pouvoir agglutinant du sérum.
|. Hémoculture. — On suivra exactement la même technique et on obser vera les mêmes précautions que pour le Bacille d'Eberth (V. Chapitre Analyses bactériologiques), mutatis mutandis.
Il. Recherche dans les excreta. — De même que dans le cas précédent, on opérera comme pour le Bacille d'Eberth. Ill. Sérodiagnostic (agglutination). — a. En cas d'infections
paratyphoïdes : voy. Bac. typhique, art. La réaction de Widal.
b. En cas d’empoisonnements alimentaires, le problème est plus limité ; un pouvoir agglutinant élevé pour le Bacille paratyphique B est l'indication certaine d’une infection par ce Bacille.
VACCINATION
Etude expérimentale. — Chez l'animal, en injectant à plusieurs reprises des cultures tuées, on vaccine assez facilement les animaux de laboratoire (cobaye, rat blanc, lapin) contre une dose plusieurs fois mortelle de Bacille paratyphique B.
Vaccination chez l'homme. — Voir B. typhique, art. Vaccina-
tion chez l’homme.
Bacille de la psittacose.
Nocard (1892) a découvert ce Bacille chez des perroquets importés, atteints d’une maladie infectieuse mortelle, Gilbert et Fournier (1896) l'ont retrouvé dans un cas de psittacose humaine.
Toutes les propriétés autres que l’action pathogène sont identiques à celles du Bacille paratyphique B.
Pouvoir pathogène. — 10 Cnez L'HOMME : affection généralement grave, présentant les allures ou d’une fièvre continue, ou d’une pneumonie.
La maladie se transmet du perroquet à l’homme.
L'homme se contagionne soit directement, par gavage de bec à bouche, soit indirectement, par imgestion ou inhalation de poussières provenant d’excréments desséchés, des plumes, etc.
20 CHez L'ANIMAL: les cultures, inoculées dans les veines ou le péritoine des perroquets, provoquent une infection mortelle en quelques jours ; pendant la vie, l’animal se tient en boule, yeux clos, somnolent, les ailes pendantes; diarrhée. À l’autopsie, Bacille dans tous les organes. Chez le même animal, les inoculations sous-cutanées sont moins sévères.
La réceptivité n’est d’ailleurs pas spéciale au perroquet : la souris, le lapin, la poule sont également très sentsibles aux inoculations. Le cobaye peut être infecté par simple ingestion (Bôhme).
Bacille du hog-choléra.
Prototype des Salmonelloses, ce Bacille a été décrit par Salmon (1886) comme étant l'agent pathogène du hog-choléra (choléra du porc).
528 BACILLES PARATYPHIQUES ET SALMONELLOSES.
Depuis lors, et jusqu'à ces derniers temps, il avait gardé aux yeux des bactériologistes la même spécificité; sa présence à peu près constante à l'autopsie des animaux atteints, la ressemblance frappante des lésions provoquées expérimentalement avec les lésions constatées naturellement ne laissaient guère de doute à ce sujet.
Mais des expériences multiples (Dorset, Schweinitz, Carré, Leclainche et Vallée, etc.) ont depuis lors démontré que le hog-choléra est certainement dû à un virus filtrant et invisible.
Des expériences de Lourens et de Gläscr permettraient de supposer que c'est le Bacille du hog-choléra lui-même, réduit en granules, qui passe à travers les filtres. L'hypothèse paraît improbable.
Toutes les propriétés autres que l’action pathogène sont identiques à celles du Bacille paratyphique B.
Pouvoir pathogène. — A. Cuez L'Homme, il est probable que le Bacille du hog-choléra est l’agent des intoxications alimentaires provoquées par la viande de porc (Pouchet, Rocchi).
B. CHEz L'ANIMAL, le microbe se rencontre au cours du hog-choléra du porc, probablement à titre d'agent infectieux surajouté (infection secondaire), mais non spécifique.
C. EXPÉRIMENTALEMENT, le lapin, la souris sont très réceptifs. Les inoculations se montrent souvent pyogènes (au point d'inoculation) : mort en quelques jours avec foyers de nécrose dans les organes, foie surtout, souvent bronchopneumonie; septicémie généralisée.
Le porc, peu sensib'e à l'injection sous-cutanée, l’est davantage à l'in- Jection intraveineuse et à l'ingestion. Les symptômes et lésions sont identiques à ceux du kog-choléra : noyaux d’infarctus pulmonaire et de bronchopneumonie ; congestion de l'intestin avec hypertrophie et ulcération des plaques de Peyer (analogie avec la fièvre typhoïde humaine).
Le cobaye est un peu moins réceptif.
Virus des rongeurs.
Pour des raisons diverses, économiques (dégâts commis par les rats)ou hygiéniques (prophylaxie de la peste et de la suette miliaire}), on s’est efforcé de détruire les rats, spécialement en leur faisant ingérer des cultures microbiennes de virus des rongeurs. Ces virus ont été isolés au cours d'épizooties survenues spontanément chez les souris (Lôffler), les campagnols ou us decunanus (Danysz). D’autres microbes analogues sont utilisés dans le même but: Ratinbacillus, Liverpoolvirus.
Ces différents virus des rongeurs présentent tous les caractères des Salmonelloses (Voy. Bacille paratyphique B).
Les réactions d’agglutination permettent d'identifier le virus de Lôffler avec le bacille paratyphique B ; les mêmes réactions rapprochent le virus Danysz du Bacille de Gärtner.
A plusieurs reprises, le virus de Lôüffler a provoqué des accidents sérieux chez des personnes qui l'avaient ingéré par erreur (Trommsdorf, Shibayama). |
Virus Danysz. — Il est nécessaire de « spécialiser » la virulence du microbe à l'égard de l'espèce de rat qu’on veut combattre. Dans ce but, on pratique alternativement des passages sur la souris, par ingestion (recueillir le Bacille dans le sang du cœur) et, en sacs de collodion, dans le péritoine du rat. Quand la virulence (par ingestion) est assez exaltée,
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on substitue à la souris le rat qu'on veut combattre (Mus rallus ou Mus decumanus\, en débutant par des animaux jeunes pour continuer par des rats de plus en plus âgés; même technique que pour la souris. Dix à douze passages suffisent pour obtenir la virulence voulue.
Pour l'emploi, le virus est expédié en bouteilles; on y projette des fragments de pain (ou de l'avoine) qui absorbent les Bacilles et sont ensuite projetés sur Le sol. Les rats ingèrent le poison avec son supportet périssent d'ordinaire en grand nombre.
Bacille de Gærtner.
Le Bacille de Gärtner, ou Bacillus enteritidis, est un des agents les plus fréquents des empoisonnements alimentaires; c'est la seule manifestation pathologique qui lui appartienne habituellement chez l’homme. Onle rencontre en outrechez l’animal au cours de diverses maladies : diarrhée, septicémie (veaux), métrite (vache), etc.
Ses propriétés morphologiques, culturales, biologiques, de même que sesaptitudes pathogènes, sont exactement celles du Bacille paratyphique B. Seules les réactions à l'égard des sérums le séparent de ce dernier. Les sérums spécifiques, humains ou expérimentaux agglutinent le Bacile de Gärtner, sans exercer d'action appréciable sur le Bacille paratyphique B (quelques exceptions pour les sérums humains); et inversement, les sérums spécifiques pour le Bacille paratyphique B n'agglutinent pas le Bacille de Gärtner.
On établira le diagnostic bactériologique de l'infection par la recherche du Bacille dans les excreta et par l’étude des propriétés du sérum sanguin.
DoPTEr et SACQUÉrÉE. — PBaclériologie, 2e édit, 34