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UNITÉ OU PLURALITÉ DES HÉMATOZOAIRES DE LA MALARIA

IL résulte de lexposé qui précède que dans les cas simples « à une heure donnée de la courbe thermique, chaque type d'hématozoaires présente une forme donnée, correspondant à une phase précise de son cycle évolutif » (A. Billet). |

Cette notion permet dès lors, lors d’un examen de sang, de déterminer le ou les types de parasites qu’il renferme, ainsi que le stade horaire de chacun d’eux, renseignements utiles à recueillir au point de vue du mode de quininothérapie à employer et du moment où la quinine doit être administrée en vue d’en obtenir le maximum d'efficacité.

Unité ou pluralité des hématozozäires de la malaria.

Certains auteurs, frappés par les différences morphologiques présentées, à stade égal, par les divers types d’hématozoaires précédemment décrits, ont pensé pouvoir en déduire qu'il devait en exister plusieurs espèces; ils ont fait remarquer en outre, à l'appui de cette thèse, que l’inoculation à l'homme d’un type bien déterminé provoquait chez lui une infection de même forme, clinique et parasilaire.

Laveran n’admet pas La pluralité de ces parasites, morphologiquement différents. A son point de vue, il n'existe qu’un seul et unique parasite pouvant déterminer toutes les formes cliniques. Il se base sur cette constatation que, lorsque les malades ayant con- {racté la fièvre dite tropicale sont rapatriés dans les régions tempérées et qu'ils ont des rechutes, leur sang contient souvent de grandes formes amiboïdes identiques à celles des fièvres d'Europe. On trouve « chez un même malade, des petites formes, des grandes formes amiboïdes et des corps en croissant ».

D'ailleurs, ajoute-t-il, Les types de fièvre se transforment souvent et, d'après lui, «c’est l'influence des climats qui accélère ou ralentit l’évolution du parasite et quiaugmente ou diminue sa virulence. »

D'autre part, les lésions analomo-pathologiques sont les mêmes, quelle que soit la forme clinique ou parasitaire envisagée ; et la quinine agit sur chacune d’eiles d’une facon identique.

Les divers types morphologiques décrits représenteraient donc des variétés d'un même hématozoaire et non des espèces distinctes.

A. Billef a émis sur cette question une opinion intermédiaire entre les deux précédentes : en raison des différences évidentes existant entreles parasites de la tierce bénigne et de la quarte, en raison aussi de la présence, chez un grand nombre de paludéens, de schizontes du type præcox pendant la première période de l'infection, rem-

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placés par des schizontes des types vivax ou malariæ au cours des rechutes de l’année suivante, il admet l'existence de deux espèces d'hématozoaires : celui de la fièvre tierce et celui de la fièvre quarte; chacun d’eux présentant une phase primaire ef transitoire à petites formes, et une phase secondaire, définitive, à formes plus grandes,

L'étude approfondie qui a été faite pendant la guerre sur les paludéens de l’armée d'Orient a engagé la plupart des auteurs à se ranger à l'avis de Laveran exprimé plus haut.

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