VIRUS DU HOG-CHOLÉRA
Le hog-choléra sévit surtout sur les jeunes porcs. Cette infection se traduit principalement par des symptômes pulmonaires et intestinaux. L’autopsie montre, au niveau de l'intestin grêle, dela congestion, puis des ulcérations des plaques de Peyer, avec hypertrophie des ganglions mésentériques. Au niveau des poumons, on perçoit des noyaux de bronchopneumonie, et même de petils infarctus hémorragiques.
Nature du germe spécifique. — Il y a quelques années seulement, le hog-choléra était considéré cemme relevant de l’action pathogène d’un Bacille analogue au paratyphique B décrit par Salmon. Toutefois les travaux effectués en Amérique par Dorset, Schweinitz, Morton, Mac Clintock, Boxmeyer et Siffer, puis en France par Carré, Leclaincheet Vallée, etc., arrivèrent à une conclusion inattendue : ces auteurs démontrèrent en effet que le virus spécifique était un organisme filtrant: le Bacille décrit antérieurement ne serait qu'un germe saprophyte.
Quand on inocule à des porcelets sains du sang ou des pulpes d’organes broyés, recueillis sur le cadavre de porcs ayant succombé au hog-choléra, on détermine chez les premiers l'infection caractéristique. Le sang du porc inoculé présente des propriétés virulentes, et cependant le Bacille de Salmon ne s'y trouve pas encore.
On dilue dans 10 volumes d’eau le sérum ou le sang complet d’un porc infecté; on filtre sur bougie Berkefeld V ou sur bougie B ou F Chamberland. On obtient un filtrat incultivable, où aucun germe n’est décelable. Cependant, si on en inocule 20 à 30 centimètres cubes sous la peau des pores jeunes, le hog-choléra se déclare chez eux avec tous les caractères de l'infection naturelle.
D'après ces faits, le Bacille de Salmon serait complètement étranger au hog-choléra.