‹ Précis de bactériologieChapitre 177 sur 197 · ANALYSE QUANTITATIVE. — NUMÉRATION DES GERMES · texte numérisé non relu

ANALYSE QUANTITATIVE. — NUMÉRATION DES GERMES

Si, par exemple, on trouve, par centimètre cube, respectivement 1 000, 1100 et 1 200 germes par centimètre cube dans chacune des 1000 + 4400414200 | oo.

Le chiffre ainsi obtenureprésente lenombre réel des colonies quand la numération à pu être effectuée au quinzième jour.

Mais nous avons vu que la liquéfaction oblige parfois à pratiquer la numération avant le quinzième jour ; en pareil cas, le chiffre obtenu est inférieur à la réalité. On peut alors SÉbARREE le résultat de deux manières différentes :

a. Ou bien faire ressortir que le chiffre donné n’est pas réel par la formule suivante : Le nombre des bactéries par centimètre cube est de N; mais la numération ayant été interrompue par la liquéfaction de la gélatine au neuvième jour, ce chiffre est inférieur à la réalité d’environ x p. 100. On déterminera ce chiffre x d'après les indications ci-dessous ;

b. Ou bien substituer au chiffre trouvé le neuvième jour le chiffre de germes qui seraient apparus jusqu’au quinzième jour, si la plaque avait pu être suivie jusque-là.

boîtes, le chiffre définitif sera

Il va sans dire qu'une pareille détermination demeure un peu hypothétique; elle est faite par comparaison avec les résultats moyens d’un très grand nombre d'analyses. On utiliséra l’une ou l'autre des estimations portées sur le tableau ci-dessous :

D’après H. Vincent, D'après Miquel,

on multipliera on multipliera D’après Rossi, lè chiffre trouvé le chifire trouvé sur 100 germes en cultures en cultures ne sont pas apparus : à 169-189 par : à 200 par : AUOT" IOUT..... vy » 50 MSN = 2, .., 85 19,6 7,353 Au 13 — ,.,.,, 7 8,82 3,937 Dee 65 5,61 2,584 BOUM EE=.7,6.. 03 3,86 1,887 AU AU... 40 3,05 1,570 "Ci LT 30 2,40 4,519 AU IE... 21 4,82 1,282 LE EURE 14 1,52 4,224 RUE... 9 1,33 1,164 5.10 os 4 à SSSR PEER 4 1,49 4,121 AR 3 1,40 1,086 Au 49° — ,.,..... 2 1,06 1,052 AUL4S |: — ...,., 0 1,04 1,024 AVES —.,,,:.. 0 1 1

Il se développe souvent, en même temps que les bactéries, un certain nombre de moisissures; elles seront comptées à part.

VaRIANTES. — Bonjean ensemence sur gélatine neuf plaques par échantillon, dont trois avec l’eau pure, trois avec l’eau diluée au dixième, trois avec l’eau diluée au centième; pour chacune d'elles, on ensemence respectivement Occ,25, Occ,50 et 1 centimètre cube.

Miquel emploie actuellement une technique très analogue : ensemencement sur gélatine d’eau pure, d’eau diluée au cinquantième, au millième, au cent-millième, elc.

Ensemencement sur gélose ou sur gélose-gélatise. — Le développement des germes sur gélatine à basse température étant un peu lent, on a essayé de substituer à la gélatine la gélose ou la gélatine additionnée de gélose (gélose-gélatine). De tels milieux peuvent être portés à 37°; la culture est pratiquement terminée du troisième au cinquième jour, car il ne se développe plus guère de colonies dans la suite. Mais le nombre de germes trouvés par ces procédés est inférieur, parfois énormément inférieur à celui qu'on trouve par ensemencement sur gélatine ; de plus, les colonies ne présentent pas les caractères différentiels (liquéfaction, pouvoir chromogène, figuration) si utiles des cultures en gélatine. Aussi l'emploi de la gélose et de la gélose- gélatine est-il à peu près universellement abandonné.

Il. — Analyse qualitative.

A. Identification des germes. — Les colonies obtenues sur gélatine seront identifiées suivant les procédés habituels. On constatera la forme des microbes, leur mobilité, leurs réactions colorantes (coloration simple et au Gram) ; on appréciera exactement les caractères des colonies sur gélatine : forme, dimensions, coloration, opacité ou transparence, liquéfaction ou ramollissement, etc. Avec un peu d'exercice, ces renseignements sommaires suffisent pour cataloguer les espèces les plus fréquentes; mais, au début, ilest utile de pratiquer des repiquages sur les divers milieux. En pratique, ilsuffit d'identifier les espèces dominantes pour chaque échantillon.

IL est surtout indiqué de constater s’il existe des colonies liquéfiantes el dégageant une odeur putride ou ammoniacale, ou d’autres microbes appartenant à la flore habituelle de la putréfaction.

On trouvera à la fin de ce chapitre un tableau faisant connaître les caractères essentiels des microbes rencontrés Le plus souvent.

B. Recherche et numération du Colibacille. — Nous avons dit déjà quelintérèt s'attache à la rec-aerche du Colibacille. Les procédés employés dans ce but sont très nombreux. Nous indiquerons

Page 1