INFECTION DANS LES CONDITIONS NATURELLES
chainettes (fig. 253). Cet aspect, très spécial, n’est toutefois pas constant, certains échantillons indiscutables de Vibrion septique ne donnant sur le péritoine que des formes bacillaires, sans filaments.
Dans le sang du cœur, les bacilles demeurent rares, décelables seulement par les cultures.
Pour les faire se multiplier, il suffit de placer le cadavre à l’étuve pendant quelques heures à 350. Le cadavre ne tarde pas d’ailleurs à être envahi par la pullulation microbienne, qui s'effectue avec une rapidité surprenante.
D’après Chauveau, l’inoculation intraveineuse se montre moins sévère. Seules les doses élevées produisent des accidents toxiques mortels.
L’inoculation par les voies digestives reste négative.
Ilen est de même, en général, de l’inoculation par les voies respiratoires ; Le lapin cependant succombe à la suite de l’inoculation intratrachéale.
HABITAT NORMAL DU VIBRION SEPTIQUE.
Le Vibrion septique siège à l’état normal, à l’état de spores, dans le sol et dans l’eau. C’est dans le sol cultivé, la terre des jardins, qu on le trouve en plus grande abondance. Dans la terre des forêts il estrare. Les spores que l’on rencontre dans l’eau proviennent du sol qui a été lavé.
Il est facile de les mettre en évidence en inoculant à l'animal des parcelles de terre, ou, comme l’a fait Pasteur, de l’eau de lavage de la terre en question.
On trouve encore les spores du Vibrion septique dans le contenu intestinal des animaux et même de l’homme. Leur présence est, à part quelques rares exceptions, sans influence fâcheuse pendant la vie, même quand l'intestin est atteint de lésions qui pourraient favoriser leur pénétration dans la circulation. Mais, après la mort, la pullulation est rapide et abondante ; les spores germent, et la partie mycélienne du Vibrion envahit la paroi intestinale pour se répandre peu à peu dans toutes les régions ; le Vibrion septique envahit le sang après sa désoxygénation.