BACILLE DU RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU
Achalme (1891) a signalé, dans certains cas mortels de rhumatisme articulaire aigu, l'existence dans le sang et les organes d’un Bacille anaérobie. Le même microbe a été parfois rencontré ensuite dans la même maladie, pendant la vie ou après la mort (Triboulet, Thiroloix et Rosenthal, Pic et Lesieur), mais les observations de cet ordre paraissent assez exceptionnelles, malgré le nombre considérable de recherches pratiquées depuis lors.
Le Bacille d'Achalme ressemble tellement au B. perfringens que la presque unanimité des auteurs identifient les deux microbes.
Cependant Thiroloix et Rosenthal signalent entre leur « variété banale » et leur « variété rhumatismale » du Bacille d’'Achalme, c’est-à-dire entre le Bacillus perfringens etle Bacille décrit par Achalme, certaines différences de détail : la « variété rhumatismale » donne des cultures dénuées d’odeur fétide ; elle pousse mal à la température ambiante et ne liquéfie que lentement la gélatine; elle n’attaque que peu et lentement le blanc d'œuf cuit. Les autres caractères essentiels (morphologie, cultures, action pathogène) sont communs avec le Bacillus perfringens.
Thiroloix et Saiget ont reproduit une fois une maladie d’allures rhumatismales par inoculation au porcelet.
Pour le moment, la signification exacte du Bacille d Achalme au regard de l'infection rhumatismale est tout à fait imprécise.
Doprer et SacquÈrée. — Bactériologie, 2° édit. 45