MALADIE LÉPROIDE DES RATS
La lèpre est considérée comme strictement spéciale à l'espèce humaine.
Cependant Stefansky (1903) a décrit chez Mus decumanus, à Odessa, une affect:on présentant avec la lèpre les plus grandes analogies d'évolution, de lésions grossières (nodules et ulcérations cutanées) ou histologiques, et provoquée par un bacille qui rappelle d’une manière surprenante 1e Bacille de Hansen : même forme, mêmes réactions colorantes (acido-résistant), même surabondance dans les tissus, même défaut d’aptitude à se développer sur milieux artificiels.
Autres caractères importants : la maladie peut être inoculée au rat, mais non à d’äutres espèces animales (Deau). Suivant Marchoux et Sorel, le rat blanc peut être infecté, même par simple scarification ; la souris est sensible à l'infection, mais à un moindre degré que le rat.
Le sérum des lépreux donne nettement la réaction de fixation avec le Bacille de Stefansky, aussi bien qu'avec le Bacille de Hansen (Mezincescu).
On voit qu'il existe des analogies surprenantes entre la lèpre humaine et cette maladie léproïde des rats, rencontrée de divers côtés (Odessa, Paris, Berlin, Bucarest, Angleterre, San-Francisco).
La question demeure à l'étude.
Dopter et Sacouépée. — Bactériologie, 2e édit. 30