CHAPITRE II
APPAREIL RESPIRATOIRE Larynx.
Bactériologie normale. — On n'a pratiqué que très peu de recherches sur les microbes qui existent à l'état normal, à la surface de la muqueuse laryngée. Les considérations que l'on trouvera ci-après (Voy. Bronches, p. 99), s'appliquent également au larynx.
Bactéi'iologie pathologique. — 11 n'existe que très peu de données sur la bactériologie des différentes laryngites. II ne semble pas que la microbiologie ait rendu ici de grands services, en dehors delà laryngite tuberculeuse. Besser, dans cinq examens de mucus laryngé, chez des malades atteints d'atTections diverses (tuberculose aiguë, laryngée, variole hémorrhagiquc, cancer utérin) a trouvé des microbes pyogènes (trois fois le streptocoque, une fois le stapliylococcus aureus).
Parmi les microbes non pathogènes, il isola quatre fois le micrococcus albus liquefaciens, deux fois le bacillus striatus, quatre fois la sarcina lutea, une fois le micrococcus cunmlatus tenuis, une fois le micrococcus albus et deux fois le micrococcus candicans tenuis.
Laryngites.
Nous manquons acLuellemenl de données sur les microbes que l'on peut rencontrer dans les laryngites aiguës ou chroniques (en dehors de la laryngite pseudo-membraneuse et de la laryngite tuberculeuse).
Fièvre typhoïde. — E. Fraenkel a isolé le slaphylococcuspyogenesflavus deRosenbachdansune ulcération récente du larynx chez un typhique; le laryngolyphus, comme les ulcérations de la bouche, résulte, d'après lui, d'infections secondaires. Plus récemment, Lucatello a trouvé le bacille d'Eberth sur la muqueuse laryngée enflammée d'un typhique.
Croup. — Dans le croup, la fausse membrane diphtérique ne présente aucune particularité anatomique ou bactériologique qui la dislingue de celle de l'angine couenneuse. Nous y renvoyons le lecteur (p. 183). Rappelons seulement que, dans certains cas de croup d'emblée, on trouve à la surface des amygdales et du pharynx légèrement enflammés, des bacilles diphtériques, sans fausses membranes. Guelpa a trouvé le bacille de Loeffler dans la salive, le mucus nasal et le jetage canulaire d'enfants alteints de diphtérie (sept fois sur sept cas).
Nettera publié une observation de laryngite pseudomembraneuse primitive à pneumocoques. Ce micro-organisme existait à l'état de pureté dans l'exsudat.
M. Gornil,\lans un cas d'œdèmc aigu de la glolto, a isolé également le pneumocoque.
Tuberculose laryngée. — La recherciie du baciih' de Ivoch peut rendre ici de grands services. Deux cas