‹ Precis de bacteriologie cliniqueChapitre 23 sur 110 · LARYNX · texte numérisé non relu

LARYNX

peuvent ici se présenter : 1° le malade atteint de laryngite a des lésions broncho-pulmonaires avec expectoration; 2° la lésion est purement laryngée.

Dans le premier cas, l'auscultation et l'examen des crachats du malade permettront d'apprendre si l'on a affaire à un tuberculeux ou non.

Dans le second cas, on pourra procéder directement à l'examen bactériologique des productions suspectes enlevées par le raclage ou avec une pince emportepièce. En l'absence de symptômes pulmonaires appréciables, c'est surtout dans la forme infiltro-ulcéreuse diffuse que l'examen microbiologique des produits de raclage des ulcérations, rendra des services. On ne pourra rejeter l'hypothèse de tuberculose, en cas d'examens négatifs, qu'après avoir fait un grand nombre de préparations.

C'est également par la recherche du bacille de Koch dans ces fragments enlevés avec la pince, que l'on pourra affirmer la nature tuberculeuse des tumeurs que l'on observe dans la phtisie laryngée àforme scléreuse ou végétante, et qui sont parfois d'un diagnostic difficile.

Dans la phtisie laryngée ordinaire, ulcéreuse, au bacille de Koch viennent s'adjoindre, comme dans les cavernes pulmonaires, les microbes ordinaires de la suppuration et des infections secondaires.

Fraenkel (1) a trouvé quinze fois, sur dix-huit examens de lésions laryngées chez des individus morts de phtisie pulmonaire, des microbes d'infection secondaire.

(i) Frapiikel, Arcli. de Virchow, t. CXXI, p. 523.

Bronches.

• Consulter : Besser (von), Uebev die Dakterien der normale?i Lufiwege {Beitrùge zur palli. Anat., 1889). — Pansini, Avcli. fur palh. Anal., Bd. GXXll, II. .3. — Claisse, VInfeclion bronchique. Th. Paris, 1893.

Bactériologie normale . — A l'élat normal les alvéoles pulmonaires ne conLiennenl pas de microbes, mais les premières voies aériennes en contiennent.

L'étude des microbes des voies i^espiratoires chez l'individu sain, outre qu'elle présente de grandes difficultés, au point de vue technique, sur le vivant, n'offre pas grand intérêt. Cette llore microbienne varie en effet à chaque moment. U est toutefois probable qu'en dehors des microbes de l'air, que chaque inspiration amène dans la trachée et les bronches, il existe à la surface des muqueuses des premières voies aériennes quelques espèces autochthones, de même que, dans l'intestin, il y a des espèces constantes à côté de variétés inconstantes. Mais nous ne possédons encore aucune donnée précise sur ce sujet.

La description des microbes non pathogènes n'offre donc aucun intérêt. Leur présence, au moment de l'examen bactériologique, dépend de la plus ou moins grande richesse en germes de l'air où se pratique l'examen. Il faudrait, pour avoir des données précises sur la flore microbienne bronchique vraie d'un individu, ne lui faire respirer pendant plusieurs jours que de l'air stérile.

Pansini a examiné les crachats de 4il malades atleinis d'aH'cctions thoraciques diverses (phtisie pulmonaire aux différents degrés, pneumonie, etc.); cinquanlc-deux

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