‹ Precis de bacteriologie cliniqueChapitre 24 sur 110 · BRONCHES · texte numérisé non relu

BRONCHES

fois I a cuUure sur plaques montra la présence depneumocoques. En tout, Pansini a noté vingt et une espèces de bacilles, dix espèces de coccus et trois espèces de champignons.

Dans les bacilles pathogènes se trouvaient : Le bacille pyocyanique (deux fois, chez deux phtisiques) ;

Le pneumo-bacille de Friedlaender, trois fois, également chez des phtisiques.

Pansini isola de plus un organisme non encore décrit, le bacillus sputigeues tennis, pathogène pour les lapins et les rats blancs. Parmi les microbes pathogènes se trouvaient le streptocoque pyogène (troisfois), le staphylocoque doré et le staphylocoque blanc (trois fois).

L'examen bactériologique du mucus bronchique, dans dix cas, a permis à von Besser d'isoler le streptocoque pyogène deux fois, le pneumocoque et le staphylocoque doré trois fois. Les microbes non pathogènes appartenaient aux mêmes espèces que dans le mucus laryngé (Voy. p. 96).

Claisse a examiné des bronches d'enfants moris sans déterminations pulmonaires, et les ensemencements lui ont prouvé qu'il existe des microbes dans les premières ramifications, mais clairsemés, peu nombreux. Ils sont encore moins nombreux dans les fines bronches. L'arbre respiratoire réalise, en effet, dans la nature, les conditions de l'expérience de M. Pasteur, qui en faisant passer de l'air chargé de germes à travers un long tube effilé, a montré que cet air devenait stérile.

Il est, de plus, permis de penser que la plus grande partie de ces germes, dont l'air se dépouille à mesure

qu'il passe par des uyaux de plus en plus étroits, est détruite m situ par l'action bactéricide du mucus bronchique. Si l'on se rapporte aux examens histologiques de Cornil et Ranvier dans la bronchite, on voit, en effet, que » dans l'inflammation la plus légère, alors qu'on observe simplement à l'œil nu une exagération de la sécrétion muqueuse » et une congestion du chorion, le révêtement épithélial est intact, mais ses cellules superficielles contiennent et sécrètent une quantité de mucus plus considérable qu'à l'état normal.

La grande majorité des germes de l'air est composée d'aérobies; il est donc probable que ces germes, sur une paroi revêtue d'une mince couche de mucus qui ne tarde pas à les englober, sont détruits, et par l'action bactéricide du mucus, et parce fait qu'enrobés, pour ainsi dire, dans du mucus, ils ne trouvent pas l'oxygène nécessaire à leur développement.

Quoi qu'il en soit, il faut retenir qu'il existe dans lesbronches, à l'état normal, des microbes pathogènes. On a signalé les staphylocoques blanc et doré, le streptocoque, le pneumocoque et le pncumo-bacille de Friedlaender. Ils s'y trouvent à l'état d'unités isolées, en petit nombre.

Bronchites.

Technique. — La technique se réduit ici à l'examen des crachats. On prélèvera avec le fil de platine une parcelle de crachats, choisie dans les parties les plus homogènes, et on examinera sur lamelles à la manière ordinaire.

L'étude bactériologique des bronchites comporle

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