CHAPITRE V
Pleurésies.
CoNSUNTER : Netter in Traité de médecine, t. IV, p. 973.
Technique. — Au lil du malade, l'examen bactériologique du liquide contenu dans la. cavité pleurale donne des renseif^nements de la plus grande importance au point de vue du diagnostic, de l'évolution et du traitement do la pleurésie. Cet examen se fait à l'aide d'une ponction exploratrice. Une fois Tépanchement constaté, on déterminera de nouveau avec soin la matité, on désinfectera la peau et l'on plongera dans un espace intercostal la seringue de Straus, stérilisée, munie d'une aiguille un peu longue.
Avec le centimètre cube de liquide que l'on retirera, on pratiquera successivement, comme toujours, l'examen microscopique, l'ensemencement dans les différents milieux de culture et l'inoculation aux animaux. Cette ponction exploratrice doitètrefaite systématiquement dans tous les épancliements pleuraux. C'est un véritable procédé clinique, inolîensif et facile à mettre en pratique. On procédera do même à l'examen du liquide de ponction retiré, au cours de la maladie, à la manière ordinaire, avec un appareil aspirateur.
A l'autopsie, les épanchcments pleuraux seront aspirés avec une pipette et examinés de même. On
pratiquera de même l'examen microscopique et l'on fera des cultures avec les fausses membranes, qui, ainsi que les parois de la cavité pleurale seront l'objet d'un examen bactériologique complet.
La plèvre à l'état normal ne contient aucun micro-organisme. Il n'en est pas de même des collections de liquide qui peuvent se former entre ses deux feuillets. Ces épanchements pleuraux peuvent être ou sérofibrineux, ou hémorrhagiques, ou purulents. Une fois la nature de l'épanchement reconnu, soit à la suite d'une ponction exploratrice faite avec la seringue de Pravaz, soit à la suite d'une ponction thérapeutique, il faut pratiquer l'examen microscopique de ce liquide.
Pleurésies séro-fibrineuses. —Deux cas peuvent se présenter :
1° A l'examen des lamelles on ne trouve aucun micro-organisme ;
2° Il y a des microbes dans le liquide de l'épanchement.
1° L'examen microscopique est négatif. Le cas se présente assez fréquemment. Pour ne citer que des statistiques récentes, sur vingt et un cas de pleurésie séro-librineuse , Prudden n'a trouvé que deux fois des microbes. Dans ces deux cas (pleurésie au cours d'une pneumonie lobaire), il isola le pneumocoque. Louis-Ferdinand de Bavière a eu cinq résultats négatifs sur neuf examens. On a, dans ces cas, presque sûrement affaire à une pleurésie séro-fibrineuse tuberculeuse. En effet, dans ces pleurésies, on ne peut déceler sur les lamelles le bacille de Koch. Les ensemencements sont, bien entendu, négatifs. Restent les inoculations : Chaufl'ard et ('.omi)ault ont mis en évi-