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DENTS

caraclérisée cliniquement par des crevasses et des exulcérations de la muqueuse.

Gonocoque. — On a publié un petit nombre d'observations de stomatites à gonocoques, chez le nouveau-né.

Rosinski a trou\'é, dans la bouche d'un nouveau-né atteint d'ophthalmieblennorrhagique, des gonocoques, inclus dans les cellules épithéliales ou dans les globales de pus. Il s'agissait cliniquement d'une inflammation particulière de la muqueuse.

Dohrn a également observé, chez le nouveau-né, des érosions buccales, dues au gonocoque.

Glossites.

L'affection rare connue sous le nom de langue noire, serait due, d'après de récentes recherches, à un champignon, le mucor niger.

Dents.

Consulter : David, Les microbes de la bouche. — Cari Jung, Ueber Zahn Caries. Di.ss. in. Berlin, 1893. — Miller, Ferhandliuigen dcr deulschen Odonl. Ges., t. VI, II. 1 et 2.

Technique. — Examiner directement sur lamelles les IVottis faits avec la pulpe. Si l'on veut faire des coupes, le meilleur procédé est d'employer le microtome à congélation.

Carie dentaire. — Nous donnerons ici seulement un court résumé des recherches de Miller, portant sur l'examen bactériologique de deux cent cinquante cas do lésions diverses de la pulpe.

Dans les pulpes enflammées, Miller a constaté cons-

lammentla présence de coccus, de diplocoques, et de bâtonnets. Le nombre des bactéries paraît n'avoir aucun rapport avccTintensité de rindaniination.

Dans lapulpite purulente, il s'agit de même d'une infection mixte. Les spirochètes et les spirilles se Irouvent souvent dans le pus, à l'état de pureté. Us ne sont pas cultivables. On peut aussi rencontrer parfois un cliampignon (peut-être le muguet) dont Miller n'a pu déterminer la nature.

Dans les pulpes putrides, il a trouvé, outre les bâtonnets et les coccus déjà décrits, d'autres formes bactériennes formant de longs fdaments, les uns épais, les autres très minces, formant parfois des sphères irrégulières. A côté de ces formes longues se montrent de gros bâtonnets, avec des espaces clairs au milieu du protoplasma. On voit parfois deux espaces clairs à l'extrémité de chaque bâtonnet.

Une espèce bactérienne, assez semblable, morphologiquement, au bacille du charbon, se rencontre assez fréquemment dans les pulpes malades.

Parmi les microcoques, Miller a isolé deux fois le staphylococcus pyogenes aureus, et deux fois le slaphylococcus albus (sur 50 examens) ; le streptocoque pyogène quatre fois, des organismes en chaînettes, que l'auteur ditférencie du streptocoque pyogène, des sarcines et le micrococcus tetragenus.

L'auteur n'a jamaispu isoler le pneumocoque, ainsi que l'avait fait Schreier. 11 existe d'ailleurs, d'après Miller, un certain nombre d'espèces difl'érentes de pneumococcus dans la bouche.

Il faut retenir de ces recherches que, dans les lésions inflammatoires de la pulpe dentaire, et dans la carie, on a bien vraisemblablement affaire à une infection

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