‹ Precis de bacteriologie cliniqueChapitre 34 sur 110 · ANGINES AIGUËS · texte numérisé non relu

ANGINES AIGUËS

inixle. La grande majorité des micro-organismes qui s'y trouvenl ne rentrent pas dans la catégorie des microbes patliogènes que nous connaissons.

Un grand nomlire de ces espèces ne sont pas cultivables dans le pus; les espèces pyogènes habituelles, staphylocoques et streptocoques, ne s'y rencontrent que rarement. En revanche, on y trouve des coccus qui déterminent la suppuration chez la souris.

Les phénomènes de putridité, dans certains cas, sont déterminés par diverses espèces de micro-organismes que Miller a pu cultiver, et avec lesquelles il a obtenu la putréfaction de milieux contenant des matières albuminoïdes. Nous renvoyons le lecteur à cet intéressant mémoire.

Périostite alvéolo-dentaire. — Le pus des abcès consécutifs àla périostitc alvéolo-dentaire contient les organismes pyogènes vulgaires. Schreier, dans vingt cas, a trouvé huit fois le pneumocoque en culture pure et sept fois le même micro-organisme associé au staphylocoque pyogène blanc. Il a isolé trois fois le staphylocoque blanc, une fois le staphylocoque doré, et une fois le streptocoque. Le pneumocoque serait donc souvent, d'après l'auteur, l'agent pathogène, de la périostite alvéolo-dentaire.

Angines aiguës.

Consulter : Veillon, Des angines aiguës non diphtériques [Arch. de tnéd. exp., 1894, p. 1).

Technique (Voy. p. 18).

L Angines aiguës non spécifiques. — Au point de

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vue bactériologique, une seule angine est véritablement bien connue. C'est l'angine diphtérique. Sur les autres angines infectieuses, celles des lièvres éruptives, de la syphilis, sur les lésions pharyngées de la fièvre typhoïde, de la morve, de la tuberculose, nos notions laissent actuellement beaucoup à désirer.

Quant aux angines fébriles, non spécifiques, mais dont la nature mici'obienne a été admise dejiuis longtemps, elles ont été le sujet d'études assez nombreuses. Les résultats de ces recherches ne sont pas encore définitifs, surtout en ce qui concerne les angines catarrhales et phlegmoneuses. Les angines aiguës non diphtériques ont été toutefois l'objet d'un mémoire remarquable de M. Veillon dont nous exposerons en détail les résultats.

Angines catarrhales. — Elles ont été étudiées par Kurth, qui y a isolé des streptocoques. Sendtner, Sallard sont arrivés aux mêmes résultats, ainsi que von Lingelsheim, qui y a décrit le slreplococcun brevis (Voy. p. 192). C'est également le streptocoque qu'ont isolé Fraenkel, Fûrbringer, Metzner, Hanoi, dans des cas d'angines graves terminées par infection purulente mortelle.

Veillon, sur dix cas d'angine catarrhale, c'est-à-dire à enduit pultacé soluble dans l'eau, a trouvé, à l'examen microscopique, un grand nombre d'espèces microbiennes, avec prédominance de microcoques. Deux espèces sont particulièrement fréquentes, se présentant souvent sous forme de diplocoquos, et ressemblant beaucoup au pneumocoque (Bourges, Veillon, Barbier et Lermoyez). On trouve de plus dans ces cas, des lilamenls (Icptothrix), des bacilles de toutes dimensions, et en parliciilier le bacteriuni coli.

ANGINES PSEUDO-MEMBRANEUSES. 187 Les espèces pathogènes isolées par Veillon, ont éLé :

Le stroplococcus pyogeues 22 fois sur 22

Le pneumocoque (virulent ou attéuué). i6 — 22 Le stapliylococeus pyogeiies 2 — 22

Veillon a de plus isolé de la salive deux espèces de streptocoques, le streptocoque de la salive et un streptococcus tennis, dont nous indiquons, page 192, les caractères; ils n'ont pas été retrouvés par Widal et Besançon. (Ces espèces ne sont pas pathogènes et peuvent donner lieu à des confusions dans l'étude des angines) ; nous donnons également ceux du streptococcus brevis de von Lingeisheim.

Angines pseudo-membraneuses (non diphtériques).

Consulter : P. Boulloche, Les angines à fmisses membranes. Bibl. Charcot-Debove.

Les angines à pseudo-membranes, en général, se distinguent des angines pultacées par ce caractère physique, que la fausse membrane est insoluble dans l'eau.

Au point de vue bactériologique, les angines pseudomembraneuses non diphtériques reconnaissent comme agents pathogènes des espèces microbiennes différentes.

Le streptocoque tient encore ici le premier rang (Loeffler, Roux et Yersin, Prudden, Wurtz et Bourges, llaiiock. Barbier, Netter, Baginsky, etc.).

Roux et Yersin, Martin ont décrit desangines pseudomembraneuses à coccus : Martin a décrit un coccus qui liquéfie le sérum et c|ui est peut-être celui que l'on

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rencontre assez souvent dans l'examen des fausses membranes diphtériques.

Netter, Gabbi, .Jaccoud et Ménétrier, Rendu, ont oIjservé des angines pseudo-membraneuses à pneumocoques.

Cornil et Babes, Martin, Nelter, des angines pseudomembraneuses à staphylocoques.

Bourges, Lermoyez et Barbier, des angines pseudomembraneuses à bacterium coll.

Ainsi que le fait justement remarquer Veillon, il faut faire des réserves sur les conclusions qu'un certain nombre d'auteurs ont tirées des résultats de l'analyse bactériologique, la technique qu'ils ont suivie n'étant pas exempte d'objections.

Au point de vue clinique, nous ne décrirons ici que l'angine herpétique, et les angines pseudo-diphtériques de la scarlatine et de la syphilis.

Angine herpétique. — La bactériologie de l'angine herpétique est mal connue. Girode, cité par Ruault, a trouvé le staphylococcus albus dans la plupart des vésicules d'herpès labial qu'il a examinées. Symmers a isolé du liquide de ces vésicules une bactérie chromogène (bacterium viridans).

D'après M. Netter, l'angine herpétique relèverait peut-être, dans certains cas, du pneumocoque.

Angines de la scarlatine. — Les angines pseudodiphtériques de la scarlatine peuvent être précoces ou tardives. Précoces, elles reconnaissent, commeagent pathogène, dans la grande majorité des cas, un streptocoque qui est pour les uns le streptocoque pyogène, pour les autres une espèce voisine. Tardives, elles relèvent presque toujours du bacille de Klebs-Loofllor.

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