LES PRODUITS PATHOLOGIQUES
par la lancette jusqu'aux premiers capillaires qu'elle rencontrera, etqui pourront être ramenés sur la goutte de sang que l'on va recueillir et fausser ainsi les résultats de la recherche. La pression exercée sur le doigt facilite encore la souillure du liquide que l'on va ensemencer. De plus, le sang est aussi exposé à être contaminé, fût-ce pendant un laps de temps très court, par les germes de l'air, si nombreux dans une chambre de malade et surtout dans une salle d'hôpital. Pour parer à ces inconvénients, on a proposé de laisser un pansement au sublimé pendant vingt-quatre heures, ou même de piquer la peau à travers une mince couche de collodion. Enfin, au lieu de piquer la pulpe du doigt où la peau est épaissie et creusée de sillons, on a conseillé de piquer le lobule de l'oreille, où la peau est plus fine et la piqûre moins douloureuse.
Weichselbaum a conseillé d'employer les ventouses scarifiées pour obtenir une quantité considérable de sang, ce qui est indispensable dans la recherche du bacille de la tuberculose. La longueur des incisions rend ici les causes de contamination encore plus grandes.
Le manuel opératoire qui donne le plus de sécurité est l'aspiration directe dans la cavité d'une veine superficielle (Straus).
B. Aspiration du sang rVune veine de Vavant-bras. — Ce procédé a l'avantage d'être plus sûr que le précédent, au point de vue des causes d'erreur. Il a de plus celui de donner des quantités de sang beaucoup plus considérables, ce qui est inappréciable dans la circonstance, le sang ne contenant, en général, quand il est infecté, ([u'un petit nombre de germes difficiles à mettre en évidence. De plus, la prise de