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COMMENT IL FAUT KECUEILLIR

sang ne se fait pas au contact de l'air, et la peau line du coude eslbicn plus facile à désinfecter que la pulpe <Iu doigl. Voici comment il faut opérer :

« Le bras du malade est serré au-dessus du coude par une bande, comme pour l'opération de la saignée. On peut contracter le poing du malade pour rendre les veines saillantes. La peau du^pli du coude est soigneusement désinfectée. On pique la veine (avec la seringue de Straus préalablement stérilisée par l'ébullition),la pointe de l'aiguille dirigée du côté de l'avantbras, et ou aspire le sang dans la seringue. Celle-ci remplie, on défait la bande qui serre le bras, on retire l'aiguille de la veine, et on referme le point de la piqûre avec un peu de coUodion. »

. 2° A l'autopsie, le sang peut être prélevé, soit dans le cœur, soit dans les artères ou dans les veines. Le cœur une fois mis à nu, on stérilise la surface que l'on va piquer avec la pipette, en la brûlant avec une baguette de verre ou une lame de platine cliaufl'éc au rouge et l'on y plonge la pointe de la pipette que l'on vient de casser et de stériliser. Il peut arriver qu'il y ait des caillots dans le cœur et qu'une aspiration, même énergique, ne ramène rien. Il faut alors imprimer à la pipette, sans la retirer, des mouvements de va-et-vient dans l'intérieur de la cavité cardiaque et aspirer de nouveau.

Il n'est pas indill'érent de rccliercher le sang dans n'importe quelle cavité du cœur. Suivant les cas, il peut y avoir, au point de vue bactérioIogi(|ue, des résultats différents dans les ensemencements pratiqués avec le sang du cœur droit ou du cœur gauclie.

Dans les vaisseaux d'un calil)i'e assez gros pour que l'on puisse y introduire la [toinle d'une pi|>ettc, ou

LES PRODUITS PATEOLOGIQUES. 13

emploiera les mêmes précautions. La surface du vaisseau sera brûlée légèrement au point voulu, et l'on aura soin de le maintenir en place, à l'aide d'une pince flambée et encore chaude au moment où l'on pratique la piqûre. La pipette devra être extrêmement effilée et enfoncée sûrement, car si l'on fait une déchirure aux parois de l'artère ou de la veine, on est exposé à perdre la petite quantité de sang qui s'y trouve renfermée. Au lieu de casser la pipette, il vaut mieux, dans ces cas, efhler d'abord, à la lampe, l'effilure elle-même, de façon à la séparer en deux parties réunies par un tube excessivement fin. On cassera facilement ce dernier sans y Loucher (fig. 5), du côfé du corps de la pipette, et l'on aura ainsi une pointe extrêmement acérée et fine. On est parfois obligé de piquer une artère et une veine en différents points avant de pouvoir recueillir une quantité de sang suffisante.

Rate.

Pour ponctionner la rate, on fera coucher le malade sur le flanc droit. On stérilisera la peau avec minutie. On déterminera la matilé avec soin, après avoir prié le malade de suspendre sa respiration, afin d'éviter les mouvements de l'organe, et sa déchirure possible, suivant les conseils de M. Cornil. ■

On ponclionnc avec la seringue de Straus et l'on recueille ainsi, en général, une ou deux gouttes de sang, pas davantage.

La ponction, sans être très douloureuse, est désagréable poiu' les malades.

La ponction de la rate sur le vivant, est unepratitpic qui Gsl loin d'être exempte de dangers.

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