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INFECTION URINAIRE

s'en trouve point, ou qu'ils existent à l'état d'unités isolées. L'inoculation des grumeaux striés de sang donnerait peut-être des résultats positifs.

A Vautopsie, le diagnostic de tuberculose rénale se fait surtout à l'aide des coupes histologiques, car la recherche des bacilles dans les coupes n'est pas toujours facile, et peut être négative.

Dans les granulations miliaires du rein, qui siègent dans la substance corticale, le long des vaisseaux, le bacille se trouve au niveau du glomérule et dans son artère afférente.

Dans les différentes formes de l'infiltration tuberculeuse du rein, on pourra, dans les produits caséeux, dans le pus des bassinets, sur la paroi des cavernes rénales, constater, par l'examen sur lamelles, la présence du bacille de la tuberculose.

Ainsi que nous l'avons dit, sa recherche sera le plus souvent négative dans le liquide de l'hydronéphrose tuberculeuse, où il existe à l'état d'unités isolées (Tuffier, Wurtz).

Expérimentalement, Albarran (1) a reproduit la tuberculose rénale ascendante et descendante.

Infection urinaire.

Consulter : Gayon, Pathogénie des accidents infectieux chez les icnnaires. Rapport au Congrès français de chirurgie, 1802.

Sous le nom d'infection urinaire, il faut entendre avec M. Guyon et l'école de Necker, les accidents lo-

(I) Albarran, Soc. de biol., 27 mai 1891.

eaux ou généraux, de nature microbienne, que présentent les malades urinaires.

Le bacterium coli est l'agent pathogène que l'on retrouve le plus souvent dans les reins et les vessies des urinaires. 11 a été décrit, sous le nom de bactérie septique de la vessie, par Clado, qui en a donné dans sa thèse une excellente description, surtout en ce qui concerne les caractères de cultures sur gélatine et les inoculations aux animaux. La bactérie pyogène d'Albarran et liallé, identique à celle de Clado, n'est également autre que le bacterium coli. Krogius, Achard et Renault ont démontré cette identité. C'est, en pathologie humaine, dans l'infection urinaire que le B. coli joue le rôle pathogène le moins contestable.

Ce micro-organisme a été rencontré quarante-sept fois sur cinquante par Albarran etHallé, quinze fois à l'état de pureté sur trente cas étudiés par cultures, vingt-trois fois sur vingt-cinq dont seize fois à Tétat de pureté par Albarran, treize fois sur quinze par Morelle, dont six fois à l'élat de pureté, dix-sept fois sur vingttrois, dont quinze fois pur, par Denys.

Outre le bacterium coli, on a trouvé le proteus vulgaris (Krogius) et les microcoques pyogènes (streptocoques, staphylocoques, aureus, albus, citreus). Le streptocoque et le staphylococcus aureus, les plus fréquemment rencontrés, sont souvent mélangés au B. coli. Achard et Renault ont isolé une série de microorganismes intermédiaires au bacille d'Eberth et au baclerium coll. De plus, ils ont constaté que certaines espèces de bactéries urinaires se rapprochent du bacillus lactis aerogenes.

L'orisine de ces germes est encore entourée dob-

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