‹ Precis de bacteriologie cliniqueChapitre 57 sur 110 · INFECTION URINAIRE · texte numérisé non relu

INFECTION URINAIRE

scurités. On a isolé (Savor) le bacLerium coli dans Turèthre; mais, bien plus souvent, les microbes de la suppuration et le gonocoque" y ont été décelés. Quoi qu'il en soit, dans les vessies où, par suite de lésions ou de i-étention, le bacterium coli pénètre et pullule, il y détermine des cystites purulentes.

Expérimentalement (Guyon, Albarran, Bazy), on a reproduit ces cystites par injection du bacterium coli, avec rétention urinaire, tandis que les mêmes injections, dans une vessie normale, ne provoquaient aucun etïet pathogène.

De la vessie, ce bacille peut remonter l'uretère et infecter le rein.

Dans les néphrites suppurées, on rencontre le plus communément les microbes pyogènes ordinaires, le bacterium coli, le streptocoque pyogène (Albarran).

Delpeuch et Netter ont observé une pyélonéphrile primitive à staphylocoques (isolés dans l'urine).

Tantôt le pus ne contien t qu'une seule espèce microbienne, tantôt il y a infection mixte. Albarran a isolé, du pus de néphrite suppurée, un bacille liquéfiant. Dans un cas de pyélite suppurée, Baduel a isolé un microbe qu'il considère comme une variété du bacterium coli. Savor, dans dix-neuf cas de pyélonéphrite, a trouvé treize fois un bacille du groupe du B. coli, associé trois fois au proteus vulgaris. Ce dernier microbe s'y trouvait quatre l'ois en culture pure, ainsi que le staphylocoque doré (une fois). Dans un cas de cystite pseudo-membraneuse, le même auteur a trouvé le streptocoque.

Expérimentalement, Albarran a reproduit chez l'animal toutes les lésions de la néphrite ascendante suppurée (par injection uréthrale avec ligature du

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conduit). Les injecLions de staphylocoque doré donnent les mêmes lésions (Tuffier).

Enfin toutes les fois qu'il y a irruption de l'urine septique à travers les parois urinaires lésées, dans le ti^su cellulaire voisin, ces bactéries produisent une suppuration, l'abcès urineux.

Dans le pus de ces abcès périuréthraux, périvésicaux, périnéphrétiques, on reti'ouve les mêmes micro-organismes, soit à l'état de pureté, soit mêlés les uns aux autres.

Enfin, si les micro-organismes qui infectentl'appareil urinaire passent dans le sang de la circulation générale, il y a infection urinaire, fièvre urineuse.

La constatation dans le sang des microbes urinaires pendant la vie a été faite par Clado. Hartmann les y a également trouvés au début d'un frisson, Albarran, Sittmann et Barlow, quelques heures avant la mort. C'était, dans la plupart des cas, le B. coli, seul, ou mêlé aux microbes pyogènes. Ces infections mixtes donnent à l'afTeclion des symptômes et une marche un peu différentes de celles où l'on a affaire au bacterium coli seul. Le tableau ordinaire de la pyohémie peut être observé, quand les microbes pyogènes seuls ont passé dans le sang. On a alors affaire à une septicémie banale, d'origine urinaire. Dans ces cas, la porte d'entrée est presque toujours une lésion do la prostate.

Dans un cas de fièvre uréthrale, Achard et Hartmann ont trouvé le B. coli à l'état de pureté, dans l'urine vésicale.

Le même microbe peut encore, chez les urinaires, délerminer des gangrènes microbiennes (Albarran).

CYSTITES.

Cystites.

Consulter : Reblaub, Th. Paris, 1892.

Technique (Voy. Urine, p. 16).

La bactériologie des cystites ne comprend pas à étudier un grand nombre d'espèces microbiennes. Barlow a proposé la classification suivante. En dehors des cystites chimiques (cantharidienne) , il divise les cystites en :

Les trois grandes causes de cystite sont : l'infection urinaire, la blennorrhagie et la tuberculose, déterminées respectivement par le bacterium coli, le gonocoque et le bacille de Koch.

Infection urinaire. — C'est le bacille coli qu'il faut incriminer ici, dans l'immense majorité des cas, chez l'homme. Les autres microbes de l'infection urinaire (Voy. p. 265) y ont été également décelés, ainsi que divers autres micro-organismes.

Chez la femme (cystites puerpuérales), lesmici'obes pyogènes se rencontrent presque exclusivement.

Dans six cas de cystite, A. Iluber a isolé trois fois le bacterium coli, deux espèces de bactéries, pathogènes pour les animaux, mais non encore décrites, et un streptocoque.

La présence d'au microbe pathogène dans la vessie n'est pas, pour cet auteur, une condition suffisante pour déterminer la cystite. Il faut qu'il existe en

Bacillogùnes (dues aux bacilles suivants).

Coccogiines dues au

Proleus vulgai'is (Urobacillus liq. de Ivrogius).

Cocco-bacille de Rovsing.

Gonocoque.

Pyocoques, streplocoqucs et staphylocoques.

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même temps une alléralion anatomique ou fonctionnelle de la vessie.

Reymond, chez des malades non sondés el alleinls decyslites, a trouvé sept fois le bacterium coii à l'état de pureté. Dans dix autres cas, il y avait infection mixte, par des coccus et des bacilles .

On trouve beaucoup plus souvent, d'après lui, dans les cystites, chez des individus ayant eu la blennorrhagie, les bactéries normales de l'urèthre. Le B. coli au contraire s'observe dans les cas de cystite où il n'y a ni blennorrhagie ni sondages antérieurs. Lundstrôm a isolé de l'urine de cystites le staphylococcus ureœ candidus, le staphylococcus ureœ liquefaciens et le streptocoque pyogène. 11 détermina aves ses cultures une cystite purulente chez les lapins.

Cystite blennorrhagique. — On rencontre très rarement le gonocoque dans la cystite blennorrhagique, sauf dans les cystites très précoces (Tuflier). Les urines purulentes contiennent le plus souvent des microbes d'infection secondaire, saprophytes ou microcoques pyogènes.

Cystite tuberculeuse. — Tout ce que nous avons dit à propos de la tuberculose rénale s'applique à la tuberculose vésicale. La technique est absolumentlaméme.

La recherche des bacilles spécifiques dans l'urine est ici encore très délicate. L'examen microscopique reste négatif dans les trois quarts des cas environ. La présence de bacilles accompagnés de cellules en raquettes ne permet pas, comme on l'a dit, de préciser la localisation vésicale de la tuberculose. Au débul, l'inoculation aux animaux donne presque toujours un résultat positif. Plus lard, lorsque la cystite est devenue purulente, au bacille de Koch se joigneni les

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