COMMENT IL FAUT RECUEILLIR
On ne ponctionne la raie que dans les cas où elleesl hypertrophiée, ce qui est la règle ordinaire dansbeaucoup de maladies infectieuses. Or, plus la rate est grosse, plus grands sont les dangers d'hémorrhagies sous-capsulaires, ou d'épanchenients sanguins dans le péritoine.
Onfera doncbien, croyons-nous, de s'abstenir de cette pratique. Encore moins faut il l'ériger en une méthode courante dans la pratique médicale. Les quelques résultats que les ponctions de la rate ont pu donner en clinique, soit au point de vue du diagnostic, soit au point de vue de la répartition topographique des bacilles, ne peuvent racheter les inconvénients qu'elle entraîne pour les malades.
Poumons.
On recueillera de la même façon le suc pulmonaire, avec la seringue de Straus, après désinfection soigneuse de la peau, en plongeant l'aiguille au niveau des portions hépatisées.
La ponction du poumon a été surtout utilisée dans les recherches faites sur le pneumocoque (Klemperer, Netter). C'est une pratique qui, comme la ponction de la rate, ne doit pas entrer dans la pratique comme une méthode courante en clinique. Elle ne semble pas cependant entraîner de grands inconvénients.
Urine.
Sur le vivant. — On peut, sur le vivant, recueillir l'urine de deux façons dilférenles. L'une consiste à aller la chercher directement dans la vessie. Pour