MÉNINGITES
et crémeux, d'un jaune verdâtre, entourant parfois les hémisphères cérébraux comme d'une couche de beurre fondu. Il se montre d'abord le long des vaisseaux sous forme de taches ou de stries, puis il forme des plaques ou une nappe continue.
L'exsudat peut parfois n'être que louche ou puriforme. Il est, dans un tiers des cas, cérébro-spinal (Netter).
Netter a trouvé vingt-sept fois, sur quarante et une méningites suppurées, le pneumocoque. C'est dire la fréquence de ce microbe. Le pneumocoque s'y rencontre sous son aspect habituel, encapsulé, avec un ou plusieurs éléments contenus dans la même capsule. Ortmann l'a isolé, ainsi que le bacille pseudodiphtérique, dans une méningite purulente. Klippel, chez un aliéné, a trouvé des pneumocoques dans le pus d'une méningite purulente. Ces infections secondaires sont, d'après cet auteur, fréquentes chez les déments.
Le pneumocoque s'observe dans les méningites consécutives aux pneumonies, dans les méningites aiguës sans pneumonie (ancienne méningite aiguë franche) et dans la méningite cérébro-spinale épidémique (Netter, Weichselbaum). Netler Ta trouvé dans une méningite suppurée consécutive à une fièvre typhoïde.
Bœri a examiné cinq cas de méningite cérébro-spinale. Il a trouvé, outi'e le streptocoque pyogène et le pneumocoque, le pneumobacille de Friedlaender, soit seul, soit associé au streptocoque.
La méningite à pneumocoques peut guérir (Netter, Ilutinel).
Belfanti, se basant sur les résultats négatifs d'autopsies, chez des pneumoniques avec symptômes mé-
ningitiqucs, oùilne trouva aucunelésion méningée, admet que c'est la toxine du pneumocoque qui détermine ces symptômes. Dupré, Claisse ont cité des cas analogues.
Bozzolo conseille, pour différencier les convulsions survenant au cours d'une pneumonie, d'une méningite à pneumocoques, de pratiquer l'examen bactériologique du sang ou, d'après Quincke, celui du liquide céphalo-rachidien, obtenu par ponction de l'espace sous-arachnoïdien.
Expérimentalement, après Iraumatisation du crâne, Senger, Foa et Bordoni-Uffreduzzi, Netter ont reproduit la méningite chez le lapin, par injection intraveineuse de pneumocoque.
Bacille typhique. — Les observations de Neumann etSchœfer, de Netter (1889), de Fernet et Girode, dans lesquelles ces auteurs ont constaté, avec quelques réserves, la présence du bacille typhique, ont été faites à une époque où il existait une confusion entre le bacille typhique et le bacterium coli. Il en est de même des observations de G. Roux, de Vaillard et Vincent, de Kamus, de Mensi et Carbone, ainsi que de celles d'Adenot, qui classa, sous le nom de méningites éberlhiformes, les cas où l'on avait isolé un bacille en presque tous points semblable au bacille d'Eberlh.
Tictine a également publié deux observations de méningite due au bacille typhique, consécutive à la fièvre typhoïde. Il n'a pas pratiqué de cultures du bacille isolé dans les milieux Jactosés, de sorte que l'on est obligé de faire ici encore des réserves. Cependant, les cultures, dans le bouillon, du bacille de Ticline ne donnaient pas la réaction de l'indol. Daddi (Spo'imentale, 27 juin 1894), dans un cas de méningite