GLANDE MAMMAIRE
non plus que dans la bouche des nouveau-nés (1), ni le bacille lactique, ni le bacterium coll.
Bactériologie pathologique. — Dans les cas d'infection sanguine, le microbe pathogène peut passer du sang dans le lait (de même que dans la sueur). Dans la septicémie puerpérale, le streptocoque pyogène se retrouve dans le lait. Toutes les espèces pathogènes, dont nous avons parlé au chapitre des infections sanguines, pourront de même s'y retrouver. Longard, Karlinski, Escherichont isolé les staphylocoques dans le lait d'accouchées fébricitantes. Ce lait peut même infecter les nourrissons, ainsi qu'on en a rapporté un certain nombre d'exemples.
Chambrelent et Moussous ont observé le passage de la bactéridie charbonneuse dans le lait.
Une mention spéciale doit être faite ici du bacille de la tuberculose, à cause des conséquences importantes que sa présence dans le lait peut entraîner au point de vue de l'infection du nourrisson (2).
Le lait des femmes tuberculeuses ne parait pas, en général, pouvoir propager l'injection. Sauf dans les cas où il y a tuberculose de la mamelle, l'injection intrapéritonéale chez le cobaye donne des résultats négatifs. (On sait au contraire que, dans la tuberculose des bovidés, le lait peut contenir des bacilles, même sans que la vache ait la mamelle atteinte.)
La recherche des bacilles de Koch dans le lait de
(I) Ces recherches ont 6lé entreprises pour élncider la question suivante : Quelle est l'origine des bactéries qui apparaissent dès les premiers momcnis rie la vie dans le tiUie digestif du nouveau-né ? Si l'on admet comme PopofV et d'autres auteurs, que ces premiers germes sont arrivés par la voie œsophagienne dans l'intestin, on serait en droit d'en déduire que le nouveau-né s'est infecté la bouche dans le vagin, au moment de 1 expulsion.
(S!) Sabrazôset Binaud, Areh. de méd. cxp.. 1894, p. 838.
GLANDES
femme est donc loin d'offrir un intérêt aussi grand que dans le lait de vache. Pour isoler ces bacilles, on aura recours à l'inoculation, qui est le moyen le plus sûr et le moins difficile (1).
Abcès du sein. — Dans le pus des abcès du sein, on isole le plus souvent les staphylocoques blanc ou doré, qui existent normalement à la surface du mamelon, et qu'on retrouve même dans le lait des femmes bien portantes. La présence du streptocoque pyogène n'a été constatée qu'exceptionnellement dans les abcès du sein d'origine non puerpuérale.
Glande thyroïde.
Thyroïdites. — La thyroïditepeut s'observer comme complication de la fièvre typhoïde; elle peut-être, ou non, suppurée. On a isolé dans ces thyroïdes enflammées le bacille d'Eberth, soit à l'état de pureté (Colzi, Baatz, Dupraz) soit asssocié à des microbes pyogènes (Spirig, Chantemesse).
On a également publié des observations de thyroïdites à B. coli (Tavel).
(1) Disons cependant qu'on a proposé de centrifuger le lait (Sclieurien) pour y trouver les bacilles de la tuberculose. La technique est la suivante : On coagule, par l'acide citrique, 20 cent, cubes de lait. On filtre. On dissout le précipité dans une solution de phosphate de soude et on agite 10 à 15 minutes avec del'éther. On décante la solution élliérée de beurre et on centrifuge le liquide qui reste. Le résidu est examiné au microscope (Ukewitsch).