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VIRGULE DE KOCH

rOMiME I DE TEIUII!.

A 37», mince loiiclio d'un irun sale

rappelle ,'aspcct ulUires iiorvc.

PLAQUES

dos de

Gélnline.

A iS" environ, au boni, d'un jour, petits points blanchâtres , r|ui Kc tardent pas à grossir. Leurs contours sont alors plus ou moins décbiquotés, irréguliers; leur aspect est légèrement granuleux, et la colonie rappelle une aggloméra tion de petites perles de verre.

La liquéfaction ne tarde jias à survenir. Chaque colonie possède alors l'aspect d'une cupule incolore, avec un petit point central blanchâtre. En examinant la plaque de pro fil, cet aspect se voit facilement l.a liquéfaction ne larde pas à vahir toute la plaque. Son odeur est alors fétide.

PntNCirALES P H 0 P n I lî T É S

BIOLOGIQUES

Anaérobie facultatif (Hiippe et Wood). Il se colore bien par toutes les couleurs basiques d'aniline, en particu lier par la fuchsine, en sol. hydro-alcoolique.

Dans les coupes, i' est difficile à colorer Le procédé le meilleur est celui de iVicolle Placer les coupes minutes dans :

Bleu de méthylène 0,5

Alcool absolu 10

Ajouter peu à peu â cette solution :

Acide phéni(|ue 1 gr.

liau distillée . . 100 puis laver à l'eau. On laisse alors la coupe '10 secondes dans : Tannin à l'éther I Eau dislillée. . . 10

On lave à l'eau, ou déshydrate à l'alcool absolu, au xyloi, et on monte dans le baume.

Il ne prend pas le Gram.

Iteaction du i-oiiye du.

choléra (Iiidoi nitreux) .

En versant des acides minéraux purs, contenant pas de l'acide nitreux, dans une culturc de choléra, dans le bouillon (acides sul furique et chlorhy driquc), on observe uue coloration rose vio lotte, qui brunit à l'air au bout de quelque temps.

experie.»*ces d'inoculatioiv.

On peut introduire le vibrion cholérique dans l'intestin du cobaye , du lapin , de l'homme, sans déterminer, le plus souvent, les symptômes du choléra.

Kocli alcalinisail le contenu stomacal de cobayes en y introduisant 5 cent. cubes d'une soluliou à 5 p. 100 de carbonate de soude.

Si l'on fait aussitôt après ingérer uue culture pure de choléra a l'animal, celui-ci résiste presque toujours.

Ou retrouve le vibrion vivant dans l'intestin grêle, 20 heures après la mort.

En injectant dans le péritoine de la teinture d'opium, les cobayes succombent.

Chez l'homme, l'ingestion de cultures de vibrions cholériques a été le plus souvent inofl'ensive (Pettenkoffer, Emmcrich, Metchnikolf, Latapie).

L'injection sous cutanée ou intrapéritouéale de cultures au cobaye détermine une seiilicémie rapidement mortelle , quand les cultures sont virulentes.

CHOLÉRA

Le diagnostic bactériologique du choléra est particulièrement important à établir. Voici, d'après Koch, comment on doit procéder pour y arriver d'une façon sûre et rapide. On emploiera les six procédés suivants :

Examen microscopique;

Culture dans les solutions de peptone ;

Culture sur plaques de gélatine;

Culture sur plaques de gélose ;

Réaction du rouge du choléra (1) (Indol nitreux).

Fig. 31. — Choléra asiatique. A, selle cliolci-ique. B, culture.

La technique de l'examen microscopique est la suivante. Tout d'abord il faudra choisir dans les selles un flocon muqueux, l'étaler sur la lamelle, et l'examiner cà la manière ordinaire, après coloration avec

(I) Voy. p. 371).

CHOLÉRA

la liqueur de Ziehl diluée. Suivant les cas, on trouvera des bacilles cholériques en cultures pures ou presque pures, ou mélangés aux bactéries intestinales, surtout au bacterium coli; dans les cultures pures de bacilles cholériques ou dans celles qui ne contiennent, outre le bacille virgule, que le bacLerium coH seul, les bacilles virgules affectent une disposition parlicuhère, surtout aux endroits de la préparation où le mucus a été étiré en filaments.

Ils sont tous orientés dans le même sens et produi-

Pig. 32. — Colonies du choléra sur gélatine.

sent ainsi l'impression de poissons nageant dans un lent courant d'eau. Mais c'est .surtout à l'aide des deux procédés suivants, cultures dans les solutions de peptone et cultures sur plaques de gélose, combinés, que le diagnostic rapide du choléra doit être établi. Koch conseille de procéder ainsi qu'il suit : Dans une solution de peptone à 10 p. 100 additionnée de 1 p. 100 de sel marin et à réaction fortement alcahne, on ensemence une trace des selles suspectes et on met le tout à l'étuve à 37o. Au bout de huit heures environ, on trouve à la surface de la solution

CHOLÉRA

de peplone des cultures pures de bactéries cholériques. On procède à leur examen microscopique : dès que l'on constatera la présence de bactéries recourbées, on pratiquera des ensemencements en strie sur plaques de gélose. Ces plaques, placées à l'étuve à 37", montreront, huit à dix heures après, des colonies en nombre assez considérable pour suffire à des recherches ultérieures.

Ces colonies sont de dimension moyenne, transparentes, et d'une couleur particulière d'un gris brunâtre.

Koch conseille de placer à l'étuve à 31°, pendant deux jours environ, les plaques de gélose que l'on veut ensemencer, afin d'évaporer complètement l'eau qui se condense sur le couvercle de la plaque. Ce n'est pas indispensable. Une fois les colonies obtenues, on les réensemencera dans les tubes de peptone salée, avec lesquels on fera la réaction du rouge du choléra (1). Concomitamment, on fera des plaques de gélatine avec ces mêmes selles suspectes. C'est là un procédé plus long, mais au moins aussi sûr, et qui servira de contrôle.

Les inoculations aux animaux seront faites par le procédé de Pfeifîer.

On prend, à la surface de la plaque de gélose, une fine anse de culture. On la délaie dans un centimètre cube de bouillon stérilisé et on l'injecte dans la cavité péritonéale de cobayes. Plus l'animal est grand, plus

(1 ) La réaclion de l'iudol vrai se fait ù l'aide du procédé de Lcgal-Weyl. Dans un lube de bouillon eusemencé avec du choléra et placé 24 heures a l'étuve, on verse du nitroprussiale de soude en solution à 3 0/p, puis de la lessive de soude : il se produit une coloration rose-rouge ; on ajoute alors de l'acide acétique : il se produit une coloration blcu-vcnlàlre.

CHOLÉRA

la dose doit être considérable. La quantité de culture contenue sur une anse de platine est suffisante pour tuer un cobaye de 300 à 3S0 grammes. Bientôt après l'injection, on voit survenir les phénomènes d'intoxication, parmi lesquels une chute de la température, aboutissant à la mort, constitue le plus important.

Dans les cas douteux, et ce sont ceux-là seulement qui sont d'un diagnostic bactériologique intéressant, on n'obtient rien par la méthode des plaques de gélatine, et quelques colonies de choléra seulement, sur les plaques de gélose. L'examen de ces colonies par les moyens que nous venons d'indiquer permettra de . faire le diagnostic.

La question s'est compliquée depuis la publication de Koch(l). Tousles échantillons de bacille virgule ne présentent pas identiquement les mêmes caractères. C'est ainsi que Sirena et Scagliosi, étudiant les épidémies de choléra récentes, à Païenne, Rome, Naples et Calcutta, ont montré quelques différences dans les propriétés biologiques des bacilles isolés, dans le développement rapide sur gélatine, dans la couleur et l'épaisseur de la culture sur pomme de terre, l'intensité de la réaction du choléra et dans la virulence.

Sirena et Scagliosi croient que ces différences n'autorisent pas à créer diverses espèces de bacille du choléra. Lustig et de Giaxa, après Kowalski, Abel et Aufrecht, ont trouvé dans les déjections des cholériques de fines spirilles se colorant mal, et non culti-

(1) La réaction de l'indol nitroux (rouge du choléra) et l'inoculation in-

CHOLÉRA

vables. Pour LusLig, ces spirilles n'ont rien à voir avec rétiologie du choléra.

Wiltschur, dans les déjections de 70 cholériques, a trouvé, outre le bacille virgule deKoch, des bacilles dont les pôles seuls se colorent par les réactifs.

Beck, dans un cas qui avait présenté tous les symptômes du choléra asiatique, trouva dans les selles, en culture presque pure, un streptocoque à longues chaînettes, ainsi que dans le sang et dans les organes (jD. med. Woch., 1892, n» 40).

Depuis un certain temps, la spécificité du bacille de Koch semble avoir été mise en doute (Drasche).

On a trouvé dans des échantillons d'eau quelconque un certain nombre d'espèces appartenant au genre spirille (Metschnikoff, Sanarelli), et ressemblant singulièrement au bacille virgule. On a même été jusqu'à dire (Liebreich) que la présence du bacille du choléra dans les selles ne signifiait pas plus choléra que la présence du pneumocoque ou du bacille de la diphtérie dans la bouche ne signifie diphtérie ou pneumonie. Metschnikoff admet deux variétés de vibrions cholériques : 1° des bâtonnets courts, assez épais, en forme de virgule et qui répondent à la description de Koch; 2° des formes plus longues, plus minces, filamenteuses, droites ou formant de nombreux tours de spire.

Metschnikoff a transformé un échantillon de la première espèce dans la seconde en la laissant pendant quarante-trois jours à la température de 37». Celte forme artificielle resta stable.

Elle est, d'après Metschnikoff, identique à celle qui a été isolée par Ivanoff (dans la fièvre typhoïde), par Hoffmann Wollenhoff et Gruber.

DIPHTÉRIE. 38è

De plus, dans les eaux, Blachstein, Sanarelli, Dunbar, Massol (1) ont isolé des vibrions liquéfiant la gélatine. Si donc le bacille du choléra peut exister dans les eaux, s'il peut exister dans l'intestin de l'homme sans déterminer les symptômes du choléra, il faut, pour qu'il détermine le choléra, des circonstances particulièrement favorables de développement. On voit combien le diagnostic bactériologique devient difficile, quand le microbe pathogène présente de telles variabilités de forme et de caractères, et qu'il ressemble, à tel point, à plusieurs de ses congénères.

Nous croyons que la question est actuellement encore en suspens; on peut cependant poser en principe que, si les symptômes du choléra peuvent être produits par des micro-organismes difl-érents, le bacille virgule de Koch est l'agent producteur incontestable du choléra asiatique.

Diphtérie.

^^CONSDLTER : Bourges, La diphtérie. Coll. Gliarcot-Debove,

La diphtérie, ainsi que le choléra et le tétanos doit être rangée dans la classe des maladies microbiennes toxiques C'^st en efi-et à la toxine sécrétée par le bacille de Klebs-Loeffler que sont dus les accidents généraux que l'on o],serve dans la diphtérie. On ne re rouve le bacille, aux autopsies, qu'au point d'inoculation, et jamais ni dans les viscères ni dans le sang du cœur. Néanmoins différents auteurs, parmi lesquelf

0) L. Ma»sol. Les eau. d ali.nenUtion de la ville de Genève. Genève, WuRTz. - Bactériologie. 2S

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