GRIPPE. — INFLUENZA
le liquide de Ziehl, Pfeiffer a mis en évidence un grand nombre de bâtonnets isolés ou en amas, qui se trouvent parfois dans le protoplasma des cellules, ou en dehors d'elles. Le bacille se trouve aussi dans le tissu péribronchique et même à la surface de la plèvre. Dans deux cas (avec autopsie), il se trouvait dans l'exsudat purulent de la plèvre.
Ce bacille diminue, puis disparait des crachats cà mesure que la sécrétion purulente bronchique diminue. Pfeiffer n'a pu le cultiver d'abord au dehà de la deuxième génération. La finesse de ces bâtonnets est extrême. Leurs extrémités sont arrondies, et ils sont souvent unis deux par deux. Ils se colorent assez difficilement, le centre fixant la matière colorante moins énergiquemenl que la périphérie. Un argument en faveur de la spécificité du bacille de Pfeilfer est le fait suivant : il ne se développe point sur les milieux de culture ordinaire. Après de nombreux efforts, Pfeiffer parvint à le cultiver sur la gélose ensemencée avec des crachats frais. Puis, ayant remarqué que les crachats lavés à l'eau stérilisée ne donnaient pas de culture, il en déduisit que ce lavage devait entraîner quelque substance qui permettait le développement des bacilles. Il se servit dès lors de gélose enduite de sang humain et obtint des cultures dont il put faire des passages pendant plusieurs mois. Pour préparer ces tubes de gélose au sang, il suffit de prélever avec pureté quelques gouttes de sang humain, et de les répandre à la surface d'un tube de gélose ordinaire ou il forme un enduit rougeâtre sur lequel on fera l'ensemencement. Lesangde lapin, de cobaye, de pigeon, donnent les mêmes résultats. Voici les principales propriétés du bacille de Pfeiffer :
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