Soc. de biol
Berlioz. — BACTÉniOLOGiE. 29
jours, avec des convulsions et de rhypothermie.
Toxine, — La toxine est peu toxique. 5 à 6 ce. de la culture filtrée sur porcelaine ne produisent rien chez le cobaye. Chez le lapin on doit injecter 37 à 94 ce. par kilogramme d'animal.
Malvoz * précipite la culture par le sulfate d'ammoniaque et redissout ce précipité dans l'eau glycérinéc à o p. 100. L'injection de cet extrait rend les animaux malades, mais ne les tue pas.
L'injection intraveineuse de doses mortelles produit chez le lapin les phénomènes suivants : affaiblissement général, diminution de la sensibilité, mydriase, somnolence. Dans une seconde période surviennent des secousses convulsives, du nystagmus et de l'hyperesthésie. A la troisième période on observe le myosis et des convulsions tétaniques généralisées qui se maintiennent jusqu'à la mort de l'animal. En graduant les doses on peut arrêter l'intoxication à l'une des deux premières périodes et l'animal se rétablit; quand la troisième période est atteinte le lapin meurt toujours (Gilbert^). Chez la grenouille les convulsions tétaniques de la troisième période sont remplacées par une paralysie frappant tous les muscles, y compris le cœur (Roger ^). La souris est sensible à la toxine, il suffît d'un demi ce. pour la tuer. Rodet et G. Roux ont signalé l'action hypothermisante de la toxine.
\. Arch. de méd. expér., 1891.