‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 46 sur 398 · Berlin. Klin. Wosch · texte numérisé non relu

Berlin. Klin. Wosch

feiTOcyanure de potassium acétique, l'alcool fort.

Elles sont difficilement dialysables, et contractent facilement des adhésions avec d'autres substances albuminoïdes et notamment avec les substances colloïdales qui les entraînent dans leur précipité gélatineux : hydrate d'alumine, phosphates basiques do chaux. Elles adhèrent également aux parois des filtres de porcelaine, d'amiante, aux éléments anatomiques. La toxine tétanique se fixe, si intimement sur la cellule nerveuse qu'on ne peut l'en extraire que par un lavage prolongé.

Les toxines sont facilement altérables par la chaleur, la lumière, l'électricité et par des agents chimiques.

La toxine diphtérique chauffée à 100<» devient à peu prés inactive à la dose de 35 ce. ; la toxine tétanique chauffée trente minutes à 65" perd sa toxicité. Il y a cependant des toxines qui ne sont pas altérées par la chaleur : telles la tuberculine, la malléine, que Ton soumet, dans les opérations de leur fabrication, à la température de 110<>.

La lumière atténue rapidement et finit par détruire les toxines. C'est un fait bien connu dans les laboratoires; aussi doit-on les conserver à l'obscurité. Cette destruction est due vraisemblablement à des phénomènes d'oxydation.

De môme l'électricité atténue les toxines. D'Arsonval et Charrin * en traitant les toxines pyocyanique

L Soc. (le biol., 1896.

et diphtérique par les courants alternatifs, dépourvus d'action chimique, les atténuent et les transforment même en vaccins. Mais Marmier n'a pu obtenir cette atténuation, et il démontre que le passage des courants alternatifs dans la toxine, même entourée de glace, élève la température vers 80®.

De sorte qu'il est impossible de savoir si les transformations sont le fait de la température ou des courants. Smirnofï atténue également la toxine diphtérique par les courants continus. Marmier * assure que le fait est dû à l'oxydation de la toxine par l'ozone, les hypochlorites résultant de l'électrolyse.

Les agents chimiques, surtout l'oxygène et les corps oxydants, les acides, dans certains cas les bases, modifient rapidement les toxines. C'est une pratique courante que d'atténuer les toxines, en vue d'immunisation des animaux, en les mélangeant avec la solution d'iodure de potassium ioduré.

Fait important à signaler, les toxines et les venins sont détruits par les sucs digestifs (Carrière ^). Ceci explique pourquoi les toxines et venins sont sans action quand ils sont introduits dans le tube digestif.

On sait peu de chose sur la composition chimique des toxines. Cette composition se rapproche de celle des substances albuminoïdes et des diastases.

Page 1