‹ Précis de bactériologie médicaleChapitre 5 sur 398 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Une heure passée dans les services hospitaliers où se fait la clinique intégrale (celle qui fait appel à toutes les méthodes et à toutes les techniques nouvelles) prouve, par de limpides leçons de choses, combien c'est vouloir marcher à l'hésitation, à rincertitude et à Terreur, en matière d'angines, en matière de pneumopathies, en matière d'expectorations, en matière d'exsudats, en matières d'épanchements par exemple, que de ne pas recourir aux renseignements fournis par les examens bactérioscopiques. Agir de la sorte, n'estce pas vouloir rendre la médecine encore plus difficile et les diagnostics encore plus épineux qu'ils ne sont? N'est-ce pas agir comme le feraient des praticiens oublieux des découvertes d'Avenbrugger, de Piorry et de Laennec, qui, flairant chez un malade une pneumonie de par la fièvre, le point de côté, la dyspnée et la toux, ne chercheraient, ni par la percussion ni par la stéthoscopie, à en savoir plus et mieux?

Si Broussais, parlant de Laennec, a pu dire qu'avec son invention il tranchait du devin, que ne dirait pas aujourd'hui le tribun médical des petits-fils de Laennec, les voyant, à l'aide de toutes les scopies dont nous disposons, rendre des quasioracles avec autrement de certitude que ne le faisait l'inventeur de l'auscultation?

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